• Auteur : Yuna
  • Date : 17/09/2009
  • Rubrique : Musique
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En attendant… le dernier album de Volo

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Volo - En attendant

Il est sorti lundi. Sur la pochette en noir et blanc, du sable, deux barbes de trois jours, des mèches de cheveux dans le vent, le sourire timide de l’un et le regard fuyant de l’autre : les frères Volovitch sont de retour.

En attendant, le troisième album studio du groupe, comprend treize chansons (enfin quatorze, mais chut !) avec les deux frères au chant et aux guitares nylon, mais également d’autres musiciens aux claviers, aux guitares et à la contrebasse. Les pistes sont signées chacune à leur tour Frédéric ou Olivier Volovitch, la playlist est minutieusement travaillée. En effet, même si le jeu et le chant se font à deux, Volo, ce sont deux entités à part entière, qui signent l’écriture et la composition de leurs morceaux et qu’il faut ainsi justement distinguer.

Déclarations d’amour maladroites (Pas de requiem, Tu connais, Couples, Un p’tit peu), dénonciations politico-économiques (Réguler, A priori, Il paraît) ou les deux (La rupture), textes d’hume/our regorgeant de cynisme (La mienne !) ou de nostalgie (Dimanche, Évidence, J’ai r’trouvé, Une ballade), les Volo sont fidèles à eux-mêmes : mêmes inspirations, mêmes voix, mêmes cordes, mêmes mélodies… mais les guitares s’électrisent, le rythme s’accélère et les couplets s’affûtent. Les mots se suivent et ne se ressemblent pas, ils s’enchaînent, se complètent, s’entrechoquent et sont la force des Volo qui les manipulent avec humour et conviction.

Volo est en tournée française et passera par Paris le 29 septembre à la Maroquinerie d’ores-et-déjà complète, alors, en attendant…

  • Auteur : Béa
  • Date : 28/08/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 2

La magie noire des Dead Weather

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the_dead_weather

Quel est le point commun entre The Kills, The White Stripes, Queen of the Stone Age et The Raconteurs ? Oui, ils sont tous très bons, mais cherchez plus loin… The Dead Weather bien sûr ! Ce nouveau groupe de rock alternatif sorti de Nashville cette année a réuni des figures des groupes précédemment cités. Autrement dit Alison Mosshart, Jack White, Dean Fertita et Jack Lawrence.

Il faut dire que Jack White avait déjà goûté au « supergroupe » en créant The Raconteurs avec des amis de Gorillaz, The Clash, et j’en passe. Et là où Jack White passe, ça fait des étincelles.
The Dead Weather offre dans son album Horehound des morceaux agressifs et efficaces, grâce au charisme et à la voix extrêmement rock de Alison Mosshart, la puissance de chaque instrument offrant un son rock/garage/grunge, autrement dit sale mais tellement percurtant.

Mais la magie des Dead Weather ne s’arrête pas là : le groupe a exploré des styles de musique en les remaniant, et c’est là que les Dead Weather mettent en lumière leur identité. Je pense au morceau « I Cut Like A Buffalo » à la rythmique reggae, mais diabolisé par la voix de Jack White et l’orgue de Dean Fertita. Le groupe a également signé des hymnes rock comme « So Far From Your Weapon ».

Enfin, il y a celui que vous ne pouvez pas rater : « Treat Me Like Your Mother ». Je vous interdis même de passer à côté, tellement ce morceau est unique, efficace, puissant, enivrant. Bref, inimitable. Je vous invite également à visionner le clip, s’inspirant de l’esprit Tarantino pour l’esprit sanglant et déjanté. Le duel entre les deux rock star Alison Mosshart et Jack White est tout simplement exaltant.

  • Auteur : Yuna
  • Date : 20/08/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 9

Asaf Avidan & The Mojos, la scène folk/rock israélienne

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Asaf Avidan

Asaf Avidan a trente ans et une voix de crooneuse. Entre la fougue de Janis Joplin et la grâce de Jeff Buckley, le personnage et la voix sont épatants.

Né à Jérusalem, ses parent l’emmènent vivre en Jamaïque entre l’âge de 7 et 11 ans et l’inscrivent par la suite dans une école d’art où il étudie le cinéma. Alors qu’il se fait enrôler dans l’armée israélienne, son profil lui permet de poursuivre son parcours culturel en étant interprète militaire du patois jamaïcain. Plus tard, il est accepté à l’Ecole d’Art Nationale d’Israël en tant que voix de dessin-animé.

C’est là que tout s’enchaîne. Il sort en solo un premier EP : “Now that you’re leaving” et tourne en acoustique dans son pays afin de se faire un nom. Le groupe de musiciens The Mojos se joint à lui et c’est tous ensemble qu’ils parcourent Israël et jouent même à l’étranger. En 2008 sort leur premier album “The Reckoning“, vite décrit comme “l’album rock le plus important de la scène israélienne“.

Une nomination aux MTV Europe Awards plus tard, et voilà Asaf Avidan & The Mojos signés par Sony Music (Columbia-Berlin). L’année 2009 s’annonce radieuse pour les “cinq gamins de Jérusalem”, qui tournent d’ores et déjà en Allemagne avant de fouler- espérons-le - les scènes du reste de l’Europe.


Musique, lumière et magie au Théâtre des Bouffes du Nord

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Bouffes du Nord

C’est souvent beau, un vieux théâtre, mais toute mise en scène y reste confinée dans des espaces d’autrefois. Un théâtre tout neuf peut être dynamique et pourtant rester froid et sans âme. Aux Bouffes du Nord, on est frappé par la noblesse des proportions, mais en même temps, cette qualité est cassée par l’apparence rude du lieu. Ces deux aspects font un tout. Si l’on restaurait parfaitement le théâtre, alors la beauté de l’architecture perdrait en quelque sorte de sa force et deviendrait un inconvénient.

Peter Brook, 1974

C’est ce que j’ai compris en découvrant le lieu tout début juillet à l’occasion du festival Fragiles. Devant mes yeux ébahis,  le théâtre a pris toute son ampleur autour des envolées vibraphone-guitare-voix de Pauline Croze et de son acolyte de tournée Nicolas Mathuriau. Les jeux de lumière minutieusement travaillés ont permis de créer une ambiance parfaite qui m’a mis les larmes aux yeux : la magie du lieu n’a non seulement pas éclipsé celle de la musique mais l’a rendue encore plus puissante, et vice-versa.

Il ne servirait à rien que je fasse une description du concert, du théâtre ou des jeux de lumière. Il s’agit seulement d’une montagne  de perceptions assez incroyables que je vous invite à découvrir en allant voir un spectacle - musical ou théâtral - au Théâtre des Bouffes du Nord  et/ou Pauline Croze en version acoustique (pour sa prochaine tournée, elle n’a malheureusement pas prévu de continuer à jouer avec un vibraphone).

  • Auteur : Béa
  • Date : 27/07/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

Coup de cœur de Pirate

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coeurdepirate

Vous avez forcément croisé ce joli minois dernièrement, que ce soit dans le métro, à la télé, sur le web et surtout dans les bacs des vendeurs de disque. J’insiste sur ce dernier point car la demoiselle canadienne à la tête du groupe Cœur de Pirate, Béatrice Martin plus précisément, a atteint le Top 5 des meilleures ventes d’album en variété française (à l’heure où j’écris cet article, elle est 2ème), snobant les meilleurs vendeurs tels Christophe Willem, Olivia Ruiz ou encore Florent Pagny.

Mais que propose donc cette jeune québécoise qui n’a pas encore 20 ans ? Du nouveau. Oui, Béatrice Martin apporte du vrai renouveau à ce que l’on a pu écouter jusqu’à présent dans les ballades françaises, souvent standardisées par les producteurs dans le but de plaire à un maximum de générations.

Sa musique peut plaire ou déplaire, mais il y a bien un reproche que l’on ne peut lui faire, c’est son manque de sincérité.  L’album “Coeur de Pirate” reflète tout naturellement la personnalité de son interprète, qui raconte ses aventures amoureuses par une diction très particulière et des mélodies touchantes. Monter à bord du bateau de Cœur de Pirate, c’est être transporté du début jusqu’à la fin, enivré par une voix unique et un jeu de piano envoûtant…

Pour écouter l’album : par ici !

Ses dates de concert 2009 en France : le 6 octobre à Paris, le 8 octobre à Grenoble, le 9 octobre à Bourg-en-Bresse, le 13 octobre à Rouen, le 15 octobre à Lille, le 17 octobre à Vaureal, le 20 octobre à Toulouse, le 5 novembre à Strasbourg, le 10 novembre à Bordeaux (j’y serai !), le 13 novembre à Laval et le 14 novembre à Cognac.

Son passage à Taratata, tourné le 6 avril 2009 :

Soirée de poche : Beirut

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beirut-bandeau

Impossible pour Allons vers l’art de ne pas partager la soirée de poche d’un concert privé du groupe Beirut, capté par le très bon blog la Blogothèque en mai dernier. Beirut, c’est quelques guitares, un clavier, une batterie, une contrebasse, un accordéon, des cuivres et la voix de Zach Condon. Et ça sonne. Et ça fait du bien par où ça passe. Dégustez.

Le site de Beirut, leur musique sur Deezer, leur musique sur Spotify.

Photo Creative Commons Matthew Hickey

Nosfell plus rock que jamais

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Nosfell

Du noir et du vert fluo dans le métro parisien. Labyala Nosfell annonce la couleur : son retour dans les bacs sera fracassant.

Sorti le 8 juin dernier, le troisième opus de l’artiste surprend. Volonté de marquer les esprits ou besoin de sortir des sentiers battus, le disque se distingue de ses prédécesseurs. Faut-il en déduire qu’ils lui ressemblaient moins ? Que celui-ci lui colle plus à la peau ? En tout cas, c’est le message que semble vouloir faire passer Nosfell car il se met à nu sur la pochette et donne son pseudonyme à l’album.

Si certains morceaux (Lugina, Subilutil, l’ouverture de Jusila) nous rappellent furieusement l’ambiance de Kälin Bla Lemsnit Dünfel Labyanit et Pomaie Klokochazia Balek à travers leur dépouillement et le célèbre beatbox, l’ensemble est résolument rock, voire punk (Olyase Tilan, la transition dans Jusila, l’introduction de Kodalit). Qu’on ne s’étonne pas, c’est Alain Johannes (des groupes comme Queens of the Stone Age et Eagles of Death Metal) qui a réalisé puis mixé l’album. On retrouve même Joshua Homme - même références - et sa femme, pour un trio (plutôt réussi).

Alors bien sûr, on retrouve l’essence-même du personnage, ses mille-et-une voix, le Klokobeltz, le formidable violoncelliste Pierre Lebourgeois, les histoires contées dont la compréhension ne nous sera offerte que sur scène… Mais je regrette la simplicité des deux premiers albums aux morceaux pourtant si complexes, le duo guitare-violoncelle véritablement mis en avant, la tristesse, la nostalgie, la noirceur exprimées.

Ici, c’est puissant, fort, trop fort. Inévitablement, les voix s’additionnent, les guitares couvrent les voix, et la batterie renforce les guitares. L’ambiance est électrique, lourde, les refrains sont assourdissants. Au final, les titres qui me plaisent le plus (le premier single Bargain Healers, le duo La Romance des Cruels avec Daniel Darc, c’est dire…) sont ceux auxquels m’avaient habituée les deux précédents opus. Et ce n’est pas ce que j’attends des nouveaux albums d’artistes que je suis de très près.

Lancement de Rockband

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Quand l’animation rencontre un groupe anglais mythique pour le lancement d’un jeu vidéo musical, ça donne une vidéo particulièrement étonnante ! Des moments marquants du groupe liés au monde imaginaire du jeu vidéo : enjoy !

Fetsum aux couleurs de l’espoir

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Fetsum

Fetsum a cette voix chaude qui transporte les gens. De la soul, du reggae, un bon groove : on n’en demande pas plus pour en redemander. Ayant grandi entre l’Egypte, l’Italie et l’Allemagne, ses chansons sont empreintes de la chaleur, de la générosité, de la force et de l’espoir qui caractérisent la musique des artistes afropolitains.

Après avoir proposé sa chanson (trop) calme Meet you in paradise comme premier single en avril dernier, Fetsum revient aujourd’hui avec son tube Emotional android. Depuis quelques années mais officiellement depuis quelques mois, il fait la promotion de la sortie imminente de son premier album, Colors of hope.

Coup de cœur du chanteur Patrice, je l’ai découvert l’année dernière lors de sa première partie à Luxembourg. Puis je suis venue l’encourager en début d’année à l’Olympia parisien. Et je n’hésiterai pas à une seconde à aller l’applaudir lors d’un concert personnel. Je vous encourage à écouter ces sons délicieux sur son Myspace et à attendre sagement une date française !

Banhart et Rogove (et Moretti ?) sont Megapuss

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Megapuss

La nouvelle ne date pas d’hier. Mais aujourd’hui, je suis retombée nez à nez avec les visuels plutôt osés du vinyle de Megapuss, et je me suis dit que ce serait sympa de partager ce délice musical avec vous.

Megapuss, ce n’est rien d’autre que le dernier projet artistique de Devendra Banhart. Petite explication. Il y a un an de cela, jouant et délirant avec son ami Greg Rogove, batteur-percussionniste-pianiste-flutiste-chanteur du groupe Priestbird, ils font le pari de créer un groupe et d’écrire quelques textes. A leur grande surprise, l’association fonctionne, et les huit premières chansons qui en naissent les incitent à pousser l’expérience plus loin. C’est ainsi que fin 2008 sort l’album Surfing.

Bien sûr, les inconditionnels de Devendra Banhart n’ont pas besoin de beaucoup de temps pour être convaincus de sa qualité. Mais pour moi, c’est surtout l’album qui peut permettre à beaucoup de gens de se réconcilier avec l’auteur-compositeur américain. Parce que travailler à deux permet de gommer les défauts de chacun, ceux qui dénoncent la similitude entre les morceaux ou les chansons trop calmes dans - entre autres - Cripple Crow ou Smokey Rolls Down Thunder Canyon (sacrilège !) ne peuvent rien reprocher à Surfing.

La batterie omniprésente de leur bien-aimé Fabrizio Moretti (batteur des Strokes) accompagne magnifiquement les deux fabuleuses voix et on retrouve avec plaisir la folie douce et hippie qui entoure encore et toujours les personnages devendresques. Ainsi, découvrez ci-dessous le clip de leur chanson Adam & Steve.

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