• Auteur : Yuna
  • Date : 19/02/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 7

Le groupe Volo en interview à Bordeaux

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Volo

Jeudi dernier (le 11 février), les frères Volovitch nous ont accueillis dans leur loge de la Rock School Barbey avant leur concert bordelais. C’était l’occasion pour nous de réaliser une interview “Les internautes ont la parole” à partir de commentaires relevés sur Internet. Les deux frangins se sont gentiment pris au jeu et ont même interprété un de leurs titres en acoustique !

(re)Découvrez donc Volo dans cette vidéo :

Serpentine, le premier album d’Okou

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Okou

Okou, c’est le duo composé de la chanteuse Tatiana Heintz et du guitariste Gilbert Trefzger. Partons seulement trois ans en arrière : ils se rencontrent dans un bar parisien où une complicité musicale s’installe immédiatement entre eux. Mais elle vit à Paris, lui à Berlin. Le temps passe, les chansons prennent vie au gré des voyages pour se retrouver et des échanges par mail pour partager les idées naissantes.

C’est donc un parcours sinueux que traversent les deux acolytes pour concevoir leur album plus ou moins à distance, qu’ils baptiseront naturellement “Serpentine“. Une voix magnifique, beaucoup de banjo et de guitare… l’opus lie world, folk et pop. Au final, on n’a pas tellement envie de le définir car à l’image de la collaboration sans frontière, il mélange les genres et les langues sans se fixer et c’est cela qui fait son charme. Leur musique coule toute seule dans nos oreilles.

Vous avez peut-être eu l’occasion d’entendre leur single “To The Bone” qui a tout pour connaître le succès. C’est ce titre qui m’a fait découvrir le duo, lorsque je suis tombée au hasard sur cette vidéo :

  • Auteur : Yuna
  • Date : 13/01/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 3

Irma, talent pop/folk afropolitain à suivre de (très) près

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Irma

Irma fait partie de ces jeunes artistes qui ont tout pour réussir : du talent, du charisme, de l’intelligence et du soutien de la part des fans. D’origine camerounaise, elle étudie actuellement le management à Paris. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle manage sacrément bien sa vie parallèle d’artiste ! Du haut de ses vingt-et-un ans, elle s’apprête à sortir son premier album sous le label MyMajorCompany.

Souvenez-vous, il s’agit du célèbre label participatif ayant permis au chanteur Grégoire d’être financé par plusieurs centaines d’internautes convaincus qui avaient enfilé leur costume de producteur pour l’occasion. Si vous faites partie des sceptiques, ne vous laissez pas prendre au piège par cette étiquette ! Irma ne connaît pas le succès par hasard.

Singer/songwriter inspirée, elle diffuse intelligemment (mais sincèrement !) depuis plus de trois ans des vidéos-maison sur sa chaîne Youtube aux 150 000+ vues, suivie par 6 500+ abonnés venant du monde entier. Elle y propose des chansons originales (Letter To The Lord, Everybody, Be Your Guide, Their Truth, etc.) mais aussi des reprises représentatives de ses influences : Ben Harper, KT Tunstall, Regina Spektor, Jackson 5… L’année dernière sur MyMajorCompany.com, ses mises ont atteint le seuil-clé de 70 000 euros en à peine trois jours : c’était le pass pour partir aux US enregistrer ses compositions, d’ores-et-déjà élevées au rang de tubes par son public sous le charme. L’opus est actuellement en phase de mixage ; la sortie est prévue pour avril 2010. Souhaitons à Irma le succès qu’elle mérite…

  • Auteur : Béa
  • Date : 15/12/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

L’aventurier Julian Casablancas

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julian_casablancas

8 chansons de 5 minutes suffisent à Julian Casablancas pour se faire un nom après les Strokes. Avec sa voix grave et envoûtante, ce songwriter voyage à travers les genres musicaux : rock, blues, country, electro voire disco, tout cela enrobé d’un énorme talent.

Je dois l’avouer, malgré mon engouement pour les groupes de rock de leur génération, je n’ai jamais été fanatique des Strokes, surtout après les avoir vu en concert aux Eurockéennes de Belfort en 2006. Plat, sans contact avec le public, l’impression d’être sur son canapé en écoutant le CD. Fin 2009, Deezer affiche sur sa page d’accueil l’album Phrazes For The Young, d’un certain Julian Casablancas. C’est son visage qui m’a mis la puce à l’oreille. Comme écouter de la musique n’est jamais une perte de temps, je clique…

Grosse surprise. Une révélation : comme si cet artiste avait voulu sortir un seul et unique album, et ne pas se rater. Comment passer à côté de ses mélodies ? Un début d’album tout droit sorti de l’espace avec les premières secondes de Out of the Blue, pour ensuite voyager dans le passé : synthétiseurs accompagnés de rythmes country. Coups de coeur pour 4 Chords Of The Apocalypse, blues mélancolique inimitable, mais aussi pour l’immersion dans un western avec Ludlow St, et enfin la sublime conclusion de l’album, Tourist.

Ce n’est pas pour rien que j’ai commandé cet album au Père Noël…

Les Découvertes aquitaines du Printemps de Bourges

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Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac

Pour la vingt-sixième fois, le Printemps de Bourges 2010 se fera le tremplin d’artistes locaux grâce à l’organisation des Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac, grandes auditions musicales par région. Hip-hop, électro, rock-pop et chanson-world : pour cette édition 2010, ce sont près de 4000 dossiers de candidatures qui ont été constitués.

Après examen par un jury, quatre à huit groupes ont été sélectionnés dans chaque région pour jouer en live le temps d’une soirée dans les chefs-lieux correspondants… Trente minutes pour faire ses preuves et  faire partie des grands gagnants, ceux qui auront le privilège de jouer pendant le Printemps de Bourges et d’être soutenus tout au long de l’année.

Ce soir à la Rock School Barbey se déroulent les auditions Aquitaine. L’entrée est gratuite mais sur invitation, à retirer à la Fnac. A partir de 20h30, vous pourrez y découvrir six groupes : 0800, April Shower, George Sound, SAP, Splendor in The Grass & The Automators. Qui rejoindra la liste des célèbres Découvertes Cocoon, Anaïs, Chinese Man, Gojira, Nosfell, Siméo, les Têtes Raides, Zebda, Jeanne Cherhal, Amélie les Crayons ou Hocus Pocus ?

Woodstock, 40 ans après

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Hommage à CCR

Ma journée d’hier fut totalement improvisée mais fut l’occasion de célébrer, du début à la fin, le quarantenaire du festival de Woodstock, Woodstock Music and Art Fair.

Taking Woodstock

A l’instar du film-documentaire éponyme (Wadleigh & Scorsese - 1970), Taking Woodstock (Lee - 2009) retrace la folle aventure du célèbre festival hippie qui a rassemblé, à la mi-août 1969, près de 500 000 personnes dans des champs situés à une cinquantaine de kilomètres de Woodstock, pour trois jours “de paix et de musique”.

Mise à part la découverte de l’envers du décor, le film m’a laissé une impression de pas assez. Pour moi, cette “comédie contemplative” (Libération) n’a pas su approfondir les différentes pistes qu’elle a esquissées tout du long : la personnalité intéressante d’Elliot Landy, la relation tumultueuse qu’il a avec ses parents, le personnage intrigant de Michael Lang, le déroulement des concerts et l’impression des artistes dans cette ambiance hippie… sont autant de points qu’il me semblerait important de creuser, ou au contraire de ne pas aborder du tout pour ne pas perturber ce qui a été agréable à découvrir : l’organisation puis les allusions aux anecdotes de l’événement (l’annulation de Bob Dylan, le temps orageux et les installations électrifiées) ou bien le contexte historique (la peur autour du mouvement hippie, l’omniprésence des policiers, la guerre du Viêt Nam) par exemple.

Hommage à Creedence Clearwater Revival

Le Sunset, boîte de jazz située près des Halles, a consacré une soirée au festival en rendant hommage à Creedence Clearwater Revival. Ce groupe de rock avait joué à Woodstock le samedi devant des centaines de milliers de jeunes. Au micro 40 ans après et à Paris, Siméo. Une heure et quart pendant laquelle il joue en acoustique des reprises de CCR façon-Neil-Young-parce-que-Fogerty-a-une-voix-inchantable-et-que-Young-est-mon-maître, des reprises de Neil Young directement (parce que Crosby, Stills, Nash & Young) et des chansons de son répertoire (son troisième album sort dans quelques semaines).

Excellent moment dans la cave du Sunset/Sunside, simple, drôle et intime.

  • Auteur : Yuna
  • Date : 17/09/2009
  • Rubrique : Musique
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En attendant… le dernier album de Volo

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Volo - En attendant

Il est sorti lundi. Sur la pochette en noir et blanc, du sable, deux barbes de trois jours, des mèches de cheveux dans le vent, le sourire timide de l’un et le regard fuyant de l’autre : les frères Volovitch sont de retour.

En attendant, le troisième album studio du groupe, comprend treize chansons (enfin quatorze, mais chut !) avec les deux frères au chant et aux guitares nylon, mais également d’autres musiciens aux claviers, aux guitares et à la contrebasse. Les pistes sont signées chacune à leur tour Frédéric ou Olivier Volovitch, la playlist est minutieusement travaillée. En effet, même si le jeu et le chant se font à deux, Volo, ce sont deux entités à part entière, qui signent l’écriture et la composition de leurs morceaux et qu’il faut ainsi justement distinguer.

Déclarations d’amour maladroites (Pas de requiem, Tu connais, Couples, Un p’tit peu), dénonciations politico-économiques (Réguler, A priori, Il paraît) ou les deux (La rupture), textes d’hume/our regorgeant de cynisme (La mienne !) ou de nostalgie (Dimanche, Évidence, J’ai r’trouvé, Une ballade), les Volo sont fidèles à eux-mêmes : mêmes inspirations, mêmes voix, mêmes cordes, mêmes mélodies… mais les guitares s’électrisent, le rythme s’accélère et les couplets s’affûtent. Les mots se suivent et ne se ressemblent pas, ils s’enchaînent, se complètent, s’entrechoquent et sont la force des Volo qui les manipulent avec humour et conviction.

Volo est en tournée française et passera par Paris le 29 septembre à la Maroquinerie d’ores-et-déjà complète, alors, en attendant…

  • Auteur : Béa
  • Date : 28/08/2009
  • Rubrique : Musique
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La magie noire des Dead Weather

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the_dead_weather

Quel est le point commun entre The Kills, The White Stripes, Queen of the Stone Age et The Raconteurs ? Oui, ils sont tous très bons, mais cherchez plus loin… The Dead Weather bien sûr ! Ce nouveau groupe de rock alternatif sorti de Nashville cette année a réuni des figures des groupes précédemment cités. Autrement dit Alison Mosshart, Jack White, Dean Fertita et Jack Lawrence.

Il faut dire que Jack White avait déjà goûté au « supergroupe » en créant The Raconteurs avec des amis de Gorillaz, The Clash, et j’en passe. Et là où Jack White passe, ça fait des étincelles.
The Dead Weather offre dans son album Horehound des morceaux agressifs et efficaces, grâce au charisme et à la voix extrêmement rock de Alison Mosshart, la puissance de chaque instrument offrant un son rock/garage/grunge, autrement dit sale mais tellement percurtant.

Mais la magie des Dead Weather ne s’arrête pas là : le groupe a exploré des styles de musique en les remaniant, et c’est là que les Dead Weather mettent en lumière leur identité. Je pense au morceau « I Cut Like A Buffalo » à la rythmique reggae, mais diabolisé par la voix de Jack White et l’orgue de Dean Fertita. Le groupe a également signé des hymnes rock comme « So Far From Your Weapon ».

Enfin, il y a celui que vous ne pouvez pas rater : « Treat Me Like Your Mother ». Je vous interdis même de passer à côté, tellement ce morceau est unique, efficace, puissant, enivrant. Bref, inimitable. Je vous invite également à visionner le clip, s’inspirant de l’esprit Tarantino pour l’esprit sanglant et déjanté. Le duel entre les deux rock star Alison Mosshart et Jack White est tout simplement exaltant.

  • Auteur : Yuna
  • Date : 20/08/2009
  • Rubrique : Musique
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Asaf Avidan & The Mojos, la scène folk/rock israélienne

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Asaf Avidan

Asaf Avidan a trente ans et une voix de crooneuse. Entre la fougue de Janis Joplin et la grâce de Jeff Buckley, le personnage et la voix sont épatants.

Né à Jérusalem, ses parent l’emmènent vivre en Jamaïque entre l’âge de 7 et 11 ans et l’inscrivent par la suite dans une école d’art où il étudie le cinéma. Alors qu’il se fait enrôler dans l’armée israélienne, son profil lui permet de poursuivre son parcours culturel en étant interprète militaire du patois jamaïcain. Plus tard, il est accepté à l’Ecole d’Art Nationale d’Israël en tant que voix de dessin-animé.

C’est là que tout s’enchaîne. Il sort en solo un premier EP : “Now that you’re leaving” et tourne en acoustique dans son pays afin de se faire un nom. Le groupe de musiciens The Mojos se joint à lui et c’est tous ensemble qu’ils parcourent Israël et jouent même à l’étranger. En 2008 sort leur premier album “The Reckoning“, vite décrit comme “l’album rock le plus important de la scène israélienne“.

Une nomination aux MTV Europe Awards plus tard, et voilà Asaf Avidan & The Mojos signés par Sony Music (Columbia-Berlin). L’année 2009 s’annonce radieuse pour les “cinq gamins de Jérusalem”, qui tournent d’ores et déjà en Allemagne avant de fouler- espérons-le - les scènes du reste de l’Europe.


Musique, lumière et magie au Théâtre des Bouffes du Nord

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Bouffes du Nord

C’est souvent beau, un vieux théâtre, mais toute mise en scène y reste confinée dans des espaces d’autrefois. Un théâtre tout neuf peut être dynamique et pourtant rester froid et sans âme. Aux Bouffes du Nord, on est frappé par la noblesse des proportions, mais en même temps, cette qualité est cassée par l’apparence rude du lieu. Ces deux aspects font un tout. Si l’on restaurait parfaitement le théâtre, alors la beauté de l’architecture perdrait en quelque sorte de sa force et deviendrait un inconvénient.

Peter Brook, 1974

C’est ce que j’ai compris en découvrant le lieu tout début juillet à l’occasion du festival Fragiles. Devant mes yeux ébahis,  le théâtre a pris toute son ampleur autour des envolées vibraphone-guitare-voix de Pauline Croze et de son acolyte de tournée Nicolas Mathuriau. Les jeux de lumière minutieusement travaillés ont permis de créer une ambiance parfaite qui m’a mis les larmes aux yeux : la magie du lieu n’a non seulement pas éclipsé celle de la musique mais l’a rendue encore plus puissante, et vice-versa.

Il ne servirait à rien que je fasse une description du concert, du théâtre ou des jeux de lumière. Il s’agit seulement d’une montagne  de perceptions assez incroyables que je vous invite à découvrir en allant voir un spectacle - musical ou théâtral - au Théâtre des Bouffes du Nord  et/ou Pauline Croze en version acoustique (pour sa prochaine tournée, elle n’a malheureusement pas prévu de continuer à jouer avec un vibraphone).

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