You Got Me (Moving), l’album pop solo de Medi

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Medi

Deezer m’a réservé une surprise ce matin : un album de Medi, mais Medi tout seul. Medi, c’était jusqu’alors pour moi un fou parmi les fous du Medicine Show, mais aussi le super-batteur du super-Charlie-Winston. Découvert en 2009 sur la scène de la Cigale en première partie du londonien au chapeau, je l’avais de nouveau applaudi au Point FMR puis à un deuxième concert du Hobo à Bordeaux. Il m’avait alors parlé de la signature d’un album avec le label Atmosphériques. Loin de moi l’idée d’un album solo !

Intitulé You Got Me (Moving), il porte bien son titre et propose douze pistes oscillant entre soul “pour son énergie” et pop “pour ce qui est du songwriting : couplets-refrain-pont“. C’est un opus divertissant, certes pas très novateur, mais qui n’a pas la prétention de l’être. Les fans sauront reconnaître sept (!) titres comme “I Know What You Did“, “Say The Word” ou “Like A Runaway“. Les non-initiés relèveront la ressemblance frappante avec Lenny Kravitz. Les nouveaux titres sont rafraîchissants même si, à mon sens, il manque des tubes solides comme “Stop Me Right Now” ou “Love’s A Selfish Queen“. Retrouver la voix et l’accent de Medi fait bien plaisir, mais je regrette le grain de folie de Dani et des autres, ainsi que leur influence rock des années 70…

Finissons tout de même avec une note plutôt positive : découvrez ci-dessous le très sympathique clip du très sympathique premier single : “How would you do it” !

One, le nouvel album de Patrice

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Patrice - One

« One » est un de ces albums que l’on écoute en boucle et sans se lasser. A chaque écoute, notre oreille est séduite par ce métissage culturel qui caractérise si bien la musique de Patrice. Si l’artiste, s’autoproclamant d’ailleurs « citoyen du monde », possède cette signature multiculturelle depuis le début de sa carrière, « One » s’impose comme étant un digne représentant de la musique afropolitaine telle que Patrice la perçoit et la répand autour de lui.

« One », c’est la recherche de l’équilibre parfait entre les sonorités africaines et européennes. C’est aussi une richesse qu’on découvre et redécouvre à chaque écoute : la précision des mots, la finesse des mélodies et la présence de rythmes enivrants. Patrice y est plus incisif : sa musique est plus précise, mais cela ne veut pas dire qu’elle est simple ou dénudée. L’orchestre de cordes que l’on peut entendre notamment sur le titre « Walking Alone » en témoigne.

L’album est une épopée entre l’Europe et l’Afrique. Il rassemble des sons différents pour ne former qu’Un. Cette unité, on la retrouve également dans la construction de l’opus. Il faut en effet considérer ce travail dans son ensemble. L’album s’ouvre avec « The Maker », s’envole avec des chansons comme « New Day », « Nobody Else’s » ou « Nothing Better », et se referme en douceur avec le titre « Visions », ou avec l’incroyable morceau-sans-fin « My L » sur l’édition limitée.

Et ce n’est pas tout. Les fans de la première heure pourront retrouver les influences plus roots de Patrice sur des morceaux très rythmés comme « Kingfish », « Knockin’ », « Wiggle & Rock » ou « Ten Man Down », que l’on a d’ailleurs d’abord pu découvrir en concert pendant le Free PatriAtion Tour. Ils seront également ravis d’écouter des versions acoustiques de certains titres sur le deuxième CD de l’édition collector.

A l’occasion de la sortie de ce sixième opus, son ami l’artiste JR a réalisé pour lui une œuvre impressionnante qui est au centre du clip de la reprise « Ain’t Got No (I Got Life) » et dont la photographie enveloppe l’album. Sur le devant de la pochette, la façade des amplis. Au dos, l’arrière. Et entre ? Ce que Patrice considère comme son « meilleur album ». Sa musique. « One » music.

Patrice by JR

  • Auteur : Béa
  • Date : 10/05/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

Tété de passage au Krakatoa

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Une première partie laborieuse (quoi que son MySpace rend mieux que sur scène) fait bondir en quelques minutes le taux d’impatience de voir THE artiste. Ce n’était pourtant pas le cas d’Hocus Pocus au Krakatoa, où la première partie était d’une étonnante qualité. Bref, ajoutez à ça une absence de 4 ans de notre cher ami Tété : ses fans ont eu le mérite d’attendre.

Il faut dire qu’il nous l’a bien rendu. 21h30, trois silhouettes débarquent sur scène, dont une reconnaissable parmi toutes. Chapeau, lunettes, barbichette, et une manière de saluer qui lui est propre. Un choix de première chanson étonnant, « L’envie et le dédain », comme si le fait de l’avoir chanté des milliers de fois lui avait donné l’envie de s’en débarrasser. Des titres de son dernier album suivent, ponctués par les hymnes des précédents. 3 musiciens suffisent à égaler la puissance de ses albums : Tété est un guitariste hors pair qu’il est aujourd’hui rare de trouver dans la fameuse variété française.

Cet enchaînement choisi de morceaux a permis de mettre en lumière sa fidélité auprès de son public par un talent qui ne trompe pas, un univers bien particulier qu’il est difficile de percer mais qui ne nous lâche plus une fois que l’on s’est accroché. Son succès aurait pu le diriger vers des chemins commerciaux, mais toujours contrés par un profond respect pour la musique, la culture et le voyage (tournées en Chine, aux Etats-Unis, où il a d’ailleurs enregistré ce dernier album).

La distance est un des éléments clés de Tété, à qui l’on souhaite du succès ad libitum

  • Auteur : Yuna
  • Date : 28/03/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

Soutenez la production du premier album de Madi Jaggae

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Madi Jaggae

Si vous avez suivi de près ou de loin l’émission Nouvelle Star (M6) ces deux dernières années, vous vous souviendrez certainement de Mahdi.

En 2008, j’avais été séduite par cet ovni venu interpréter du Tool a capella (puis du Boubacar Traoré… quand même) et j’avais lâché l’émission quand il avait annoncé son abandon une semaine plus tard, lors de l’étape du théâtre. Alors, quand j’ai aperçu ce visage familier lors des auditions 2009, quelle n’a pas été ma joie ! J’ai suivi de près l’évolution de cet artiste qui avait tout pour aller loin… mais la production n’était apparemment pas du même avis.

Qu’à cela ne tienne, Mahdi est un battant : il y a deux jours, j’ai reçu un message sur MySpace qui annonçait son inscription sur le site du label participatif MyMajorCompany. C’est ici, et vous pouvez y écouter quatre de ses compositions, dire ce que vous en pensez, en parler autour de vous et surtout… le soutenir ! L’objectif est de rassembler 100 000 euros, mais déjà à partir de 500 producteurs (à 10 euros la participation minimum) il bénéficierait d’une mise en avant sur le site. A vous de jouer !

  • Auteur : Yuna
  • Date : 19/02/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 8

Le groupe Volo en interview à Bordeaux

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Volo

Jeudi dernier (le 11 février), les frères Volovitch nous ont accueillis dans leur loge de la Rock School Barbey avant leur concert bordelais. C’était l’occasion pour nous de réaliser une interview “Les internautes ont la parole” à partir de commentaires relevés sur Internet. Les deux frangins se sont gentiment pris au jeu et ont même interprété un de leurs titres en acoustique !

(re)Découvrez donc Volo dans cette vidéo :

Serpentine, le premier album d’Okou

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Okou

Okou, c’est le duo composé de la chanteuse Tatiana Heintz et du guitariste Gilbert Trefzger. Partons seulement trois ans en arrière : ils se rencontrent dans un bar parisien où une complicité musicale s’installe immédiatement entre eux. Mais elle vit à Paris, lui à Berlin. Le temps passe, les chansons prennent vie au gré des voyages pour se retrouver et des échanges par mail pour partager les idées naissantes.

C’est donc un parcours sinueux que traversent les deux acolytes pour concevoir leur album plus ou moins à distance, qu’ils baptiseront naturellement “Serpentine“. Une voix magnifique, beaucoup de banjo et de guitare… l’opus lie world, folk et pop. Au final, on n’a pas tellement envie de le définir car à l’image de la collaboration sans frontière, il mélange les genres et les langues sans se fixer et c’est cela qui fait son charme. Leur musique coule toute seule dans nos oreilles.

Vous avez peut-être eu l’occasion d’entendre leur single “To The Bone” qui a tout pour connaître le succès. C’est ce titre qui m’a fait découvrir le duo, lorsque je suis tombée au hasard sur cette vidéo :

  • Auteur : Yuna
  • Date : 13/01/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 3

Irma, talent pop/folk afropolitain à suivre de (très) près

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Irma

Irma fait partie de ces jeunes artistes qui ont tout pour réussir : du talent, du charisme, de l’intelligence et du soutien de la part des fans. D’origine camerounaise, elle étudie actuellement le management à Paris. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle manage sacrément bien sa vie parallèle d’artiste ! Du haut de ses vingt-et-un ans, elle s’apprête à sortir son premier album sous le label MyMajorCompany.

Souvenez-vous, il s’agit du célèbre label participatif ayant permis au chanteur Grégoire d’être financé par plusieurs centaines d’internautes convaincus qui avaient enfilé leur costume de producteur pour l’occasion. Si vous faites partie des sceptiques, ne vous laissez pas prendre au piège par cette étiquette ! Irma ne connaît pas le succès par hasard.

Singer/songwriter inspirée, elle diffuse intelligemment (mais sincèrement !) depuis plus de trois ans des vidéos-maison sur sa chaîne Youtube aux 150 000+ vues, suivie par 6 500+ abonnés venant du monde entier. Elle y propose des chansons originales (Letter To The Lord, Everybody, Be Your Guide, Their Truth, etc.) mais aussi des reprises représentatives de ses influences : Ben Harper, KT Tunstall, Regina Spektor, Jackson 5… L’année dernière sur MyMajorCompany.com, ses mises ont atteint le seuil-clé de 70 000 euros en à peine trois jours : c’était le pass pour partir aux US enregistrer ses compositions, d’ores-et-déjà élevées au rang de tubes par son public sous le charme. L’opus est actuellement en phase de mixage ; la sortie est prévue pour avril 2010. Souhaitons à Irma le succès qu’elle mérite…

  • Auteur : Béa
  • Date : 15/12/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

L’aventurier Julian Casablancas

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julian_casablancas

8 chansons de 5 minutes suffisent à Julian Casablancas pour se faire un nom après les Strokes. Avec sa voix grave et envoûtante, ce songwriter voyage à travers les genres musicaux : rock, blues, country, electro voire disco, tout cela enrobé d’un énorme talent.

Je dois l’avouer, malgré mon engouement pour les groupes de rock de leur génération, je n’ai jamais été fanatique des Strokes, surtout après les avoir vu en concert aux Eurockéennes de Belfort en 2006. Plat, sans contact avec le public, l’impression d’être sur son canapé en écoutant le CD. Fin 2009, Deezer affiche sur sa page d’accueil l’album Phrazes For The Young, d’un certain Julian Casablancas. C’est son visage qui m’a mis la puce à l’oreille. Comme écouter de la musique n’est jamais une perte de temps, je clique…

Grosse surprise. Une révélation : comme si cet artiste avait voulu sortir un seul et unique album, et ne pas se rater. Comment passer à côté de ses mélodies ? Un début d’album tout droit sorti de l’espace avec les premières secondes de Out of the Blue, pour ensuite voyager dans le passé : synthétiseurs accompagnés de rythmes country. Coups de coeur pour 4 Chords Of The Apocalypse, blues mélancolique inimitable, mais aussi pour l’immersion dans un western avec Ludlow St, et enfin la sublime conclusion de l’album, Tourist.

Ce n’est pas pour rien que j’ai commandé cet album au Père Noël…

Les Découvertes aquitaines du Printemps de Bourges

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Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac

Pour la vingt-sixième fois, le Printemps de Bourges 2010 se fera le tremplin d’artistes locaux grâce à l’organisation des Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac, grandes auditions musicales par région. Hip-hop, électro, rock-pop et chanson-world : pour cette édition 2010, ce sont près de 4000 dossiers de candidatures qui ont été constitués.

Après examen par un jury, quatre à huit groupes ont été sélectionnés dans chaque région pour jouer en live le temps d’une soirée dans les chefs-lieux correspondants… Trente minutes pour faire ses preuves et  faire partie des grands gagnants, ceux qui auront le privilège de jouer pendant le Printemps de Bourges et d’être soutenus tout au long de l’année.

Ce soir à la Rock School Barbey se déroulent les auditions Aquitaine. L’entrée est gratuite mais sur invitation, à retirer à la Fnac. A partir de 20h30, vous pourrez y découvrir six groupes : 0800, April Shower, George Sound, SAP, Splendor in The Grass & The Automators. Qui rejoindra la liste des célèbres Découvertes Cocoon, Anaïs, Chinese Man, Gojira, Nosfell, Siméo, les Têtes Raides, Zebda, Jeanne Cherhal, Amélie les Crayons ou Hocus Pocus ?

Woodstock, 40 ans après

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Hommage à CCR

Ma journée d’hier fut totalement improvisée mais fut l’occasion de célébrer, du début à la fin, le quarantenaire du festival de Woodstock, Woodstock Music and Art Fair.

Taking Woodstock

A l’instar du film-documentaire éponyme (Wadleigh & Scorsese - 1970), Taking Woodstock (Lee - 2009) retrace la folle aventure du célèbre festival hippie qui a rassemblé, à la mi-août 1969, près de 500 000 personnes dans des champs situés à une cinquantaine de kilomètres de Woodstock, pour trois jours “de paix et de musique”.

Mise à part la découverte de l’envers du décor, le film m’a laissé une impression de pas assez. Pour moi, cette “comédie contemplative” (Libération) n’a pas su approfondir les différentes pistes qu’elle a esquissées tout du long : la personnalité intéressante d’Elliot Landy, la relation tumultueuse qu’il a avec ses parents, le personnage intrigant de Michael Lang, le déroulement des concerts et l’impression des artistes dans cette ambiance hippie… sont autant de points qu’il me semblerait important de creuser, ou au contraire de ne pas aborder du tout pour ne pas perturber ce qui a été agréable à découvrir : l’organisation puis les allusions aux anecdotes de l’événement (l’annulation de Bob Dylan, le temps orageux et les installations électrifiées) ou bien le contexte historique (la peur autour du mouvement hippie, l’omniprésence des policiers, la guerre du Viêt Nam) par exemple.

Hommage à Creedence Clearwater Revival

Le Sunset, boîte de jazz située près des Halles, a consacré une soirée au festival en rendant hommage à Creedence Clearwater Revival. Ce groupe de rock avait joué à Woodstock le samedi devant des centaines de milliers de jeunes. Au micro 40 ans après et à Paris, Siméo. Une heure et quart pendant laquelle il joue en acoustique des reprises de CCR façon-Neil-Young-parce-que-Fogerty-a-une-voix-inchantable-et-que-Young-est-mon-maître, des reprises de Neil Young directement (parce que Crosby, Stills, Nash & Young) et des chansons de son répertoire (son troisième album sort dans quelques semaines).

Excellent moment dans la cave du Sunset/Sunside, simple, drôle et intime.

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