Thomas Fersen et sa guitare porte-clé à Talence

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L’homme qui portait une robe blanche et un chapeau noir plumé nous a donné rendez-vous un vendredi soir à Talence, à la Médoquine. 20h15, le concert commence timidement. L’ombre du magicien Fersen apparaît dans l’obscurité, tandis que les premières notes d’une chanson retentissent… La lumière s’amplifie, et nous apercevons la silhouette encore trop lointaine du chanteur. La musique continue, et laisse sentir une certaine froideur, un voile sur cet artiste qui n’a désormais plus besoin de faire ses preuves. Il est là, sur la scène, costumé et barbu.

Et c’est avec ces premières minutes de concert que j’ai pénétré dans l’univers de Thomas Fersen. Lentement mais sûrement. Cet homme hors du commun nous raconte des histoires croustillantes avec un timbre de voix unique, que l’on pourrait écouter dans n’importe quelle situation, à n’importe quel moment de notre vie. On aimerait que Thomas Fersen soit notre père, notre frère, notre meilleur ami ou encore un homme que l’on croiserait un soir, là où on ne l’attend pas.

Toutes les chansons du dernier album ont été jouées, ponctuées par l’apparition d’une chauve-souris ou autre chienne qui pue mais que l’on aime quand même. Pendant 2 heures, les yeux du public, âgé de 7 à 77 ans, pétillaient exactement de la même manière, comme si ce poète avait le pouvoir d’arrêter le temps, pour nous faire voyager et partir à la rencontre de ses multiples personnages.

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