• Auteur : Béa
  • Date : 15/12/2009
  • Rubrique : Musique
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L’aventurier Julian Casablancas

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8 chansons de 5 minutes suffisent à Julian Casablancas pour se faire un nom après les Strokes. Avec sa voix grave et envoûtante, ce songwriter voyage à travers les genres musicaux : rock, blues, country, electro voire disco, tout cela enrobé d’un énorme talent.

Je dois l’avouer, malgré mon engouement pour les groupes de rock de leur génération, je n’ai jamais été fanatique des Strokes, surtout après les avoir vu en concert aux Eurockéennes de Belfort en 2006. Plat, sans contact avec le public, l’impression d’être sur son canapé en écoutant le CD. Fin 2009, Deezer affiche sur sa page d’accueil l’album Phrazes For The Young, d’un certain Julian Casablancas. C’est son visage qui m’a mis la puce à l’oreille. Comme écouter de la musique n’est jamais une perte de temps, je clique…

Grosse surprise. Une révélation : comme si cet artiste avait voulu sortir un seul et unique album, et ne pas se rater. Comment passer à côté de ses mélodies ? Un début d’album tout droit sorti de l’espace avec les premières secondes de Out of the Blue, pour ensuite voyager dans le passé : synthétiseurs accompagnés de rythmes country. Coups de coeur pour 4 Chords Of The Apocalypse, blues mélancolique inimitable, mais aussi pour l’immersion dans un western avec Ludlow St, et enfin la sublime conclusion de l’album, Tourist.

Ce n’est pas pour rien que j’ai commandé cet album au Père Noël…

  • Auteur : Béa
  • Date : 28/08/2009
  • Rubrique : Musique
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La magie noire des Dead Weather

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Quel est le point commun entre The Kills, The White Stripes, Queen of the Stone Age et The Raconteurs ? Oui, ils sont tous très bons, mais cherchez plus loin… The Dead Weather bien sûr ! Ce nouveau groupe de rock alternatif sorti de Nashville cette année a réuni des figures des groupes précédemment cités. Autrement dit Alison Mosshart, Jack White, Dean Fertita et Jack Lawrence.

Il faut dire que Jack White avait déjà goûté au « supergroupe » en créant The Raconteurs avec des amis de Gorillaz, The Clash, et j’en passe. Et là où Jack White passe, ça fait des étincelles.
The Dead Weather offre dans son album Horehound des morceaux agressifs et efficaces, grâce au charisme et à la voix extrêmement rock de Alison Mosshart, la puissance de chaque instrument offrant un son rock/garage/grunge, autrement dit sale mais tellement percurtant.

Mais la magie des Dead Weather ne s’arrête pas là : le groupe a exploré des styles de musique en les remaniant, et c’est là que les Dead Weather mettent en lumière leur identité. Je pense au morceau « I Cut Like A Buffalo » à la rythmique reggae, mais diabolisé par la voix de Jack White et l’orgue de Dean Fertita. Le groupe a également signé des hymnes rock comme « So Far From Your Weapon ».

Enfin, il y a celui que vous ne pouvez pas rater : « Treat Me Like Your Mother ». Je vous interdis même de passer à côté, tellement ce morceau est unique, efficace, puissant, enivrant. Bref, inimitable. Je vous invite également à visionner le clip, s’inspirant de l’esprit Tarantino pour l’esprit sanglant et déjanté. Le duel entre les deux rock star Alison Mosshart et Jack White est tout simplement exaltant.

  • Auteur : Yuna
  • Date : 20/08/2009
  • Rubrique : Musique
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Asaf Avidan & The Mojos, la scène folk/rock israélienne

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Asaf Avidan

Asaf Avidan a trente ans et une voix de crooneuse. Entre la fougue de Janis Joplin et la grâce de Jeff Buckley, le personnage et la voix sont épatants.

Né à Jérusalem, ses parent l’emmènent vivre en Jamaïque entre l’âge de 7 et 11 ans et l’inscrivent par la suite dans une école d’art où il étudie le cinéma. Alors qu’il se fait enrôler dans l’armée israélienne, son profil lui permet de poursuivre son parcours culturel en étant interprète militaire du patois jamaïcain. Plus tard, il est accepté à l’Ecole d’Art Nationale d’Israël en tant que voix de dessin-animé.

C’est là que tout s’enchaîne. Il sort en solo un premier EP : “Now that you’re leaving” et tourne en acoustique dans son pays afin de se faire un nom. Le groupe de musiciens The Mojos se joint à lui et c’est tous ensemble qu’ils parcourent Israël et jouent même à l’étranger. En 2008 sort leur premier album “The Reckoning“, vite décrit comme “l’album rock le plus important de la scène israélienne“.

Une nomination aux MTV Europe Awards plus tard, et voilà Asaf Avidan & The Mojos signés par Sony Music (Columbia-Berlin). L’année 2009 s’annonce radieuse pour les “cinq gamins de Jérusalem”, qui tournent d’ores et déjà en Allemagne avant de fouler- espérons-le - les scènes du reste de l’Europe.


Conférence sur l’histoire du rock au Sans Réserve

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Vous en rêviez, le Sans Réserve l’a fait. Vous adorez la musique, son histoire, parler de ça pendant des heures autour d’un demi, écouter des morceaux cultes du bon vieux rock’n’roll 50’s - 60’s pour se ballader ensuite dans les années pop, psyché, funk, hard, new wave… Bref ! Le Sans Réserve de Périgueux peut se vanter d’organiser une conférence sur l’histoire du rock, voire de la musique tout court, contée par Christophe Brault le mardi 28 avril à 18h30.

… il parcourra l’âge d’or du Rock’n’Roll de 1955 à 1958 pour ensuite présenter la première époque dite de transition de 1959 à 1963 avec des styles aussi variés que la Soul, les Girls Groups, le Twist, la Surf Music et le Folk. Puis, le temps des années 60, sacrée période, ira de 1964 à 1971. On y trouve d’un côté les Beatles, la Pop Music Anglaise avec toutes ses stars et ses divers courants, des Rolling Stones aux Who, des Kinks aux Yardbirds, etc… De l’autre côté, la réponse américaine se fait avec les Beach Boys, les Byrds, Bob Dylan… La musique psychédélique sera, bien sûr, au programme avec Jimi Hendrix puis le Velvet Underground ainsi que quelques groupes anglais comme Cream, Pink Floyd… Christophe Brault abordera la transformation de la Soul en Funk, via James Brown et le passage du rock psychédélique vers le Rock Progressif, ce qui conduira aux années 70, à Led Zeppelin et Deep Purple pour le Hard Rock, à David Bowie et T.Rex pour le Glam, à Neil Young et aux premiers « songwriters », et aux grandes stars de la soul 70’s comme Stevie Wonder ou Marvin Gaye. Puis ce sera le renouvellement des générations avec le mouvement Punk Rock de 1977, sa suite en « New Wave » de 1978 à 1983. Les années 80 et leur deux facettes, côté clair avec Dire Straits, Madonna, Prince et Michael Jackson, et côté obscur avec les Smiths, Jesus & Mary Chain, Sonic Youth et les Pixies. Le grunge ne sera pas oublié avec Nirvana, le métal avec Metallica et le Hard Rock évidemment avec AC/DC. Les années 90 seront évoquées avec le mélange Électro Rock, Björk, Nick Cave, Beck, Massive Attack et quelques autres. L’histoire prendra fin avec la nouvelle génération, arrivée en 2001 avec les Strokes, les Libertines et les White Stripes.

Plus d’infos sur la salle de concert Le Sans Réserve

Franz Ferdinand revient avec “Tonight”

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Retour en force pour le quatuor écossais ! Après avoir enchaîné les albums (You could have it so much better en 2005 et Franz Ferdinand en 2004), l’équipe d’Alex Kapranos a cette fois-ci pris le temps de composer 12 titres qui marquent définitivement le renouveau du groupe.

J’avoue, j’ai été très surprise à la première écoute de cet album, voire déçue… Etant habituée aux rythmes endiablés des fameux Take Me Out ou Do You Want To pour ne citer qu’eux, je n’ai pas ressenti dans Tonight l’énergie foudroyante des premiers albums.
Puis je me suis dit : c’est simple, soit le groupe revenait avec les mêmes formules d’il y a 4 ans et faisait un gros succès sans marquer d’évolution particulière, soit Franz Ferdinand souhaitait mûrir musicalement et montrer qu’ils sont, encore une fois, au dessus des groupes légers et sans avenir.

Bingo ! Les écossais optent pour la deuxième solution en nous livrant un album absolument superbe, et je pèse mes mots. Beaucoup de réflexion dans chaque morceau, dont la dominante musicale reste l’electro. D’ailleurs, là est la force de Franz Ferdinand : ils piochent, trient, et mettent tous ces ingrédients à leur sauce. Ca donne des tubes, comme “Turn It On”, “Twilight Omens” ou “Can’t Stop Feeling” (sue lequel les pépettes ne vont pas tarder à danser dessus), des nouveautés dans “Live Alone” et “Lucid Dreams”, des ballades étonnantes telle “Send Him Away”, et enfin des morceaux qui rappellent les bonnes vieilles années, comme “No You Girls” et “Bite Hard” pour le côté rythmé et “Katherine Kiss Me” pour le côté mélodieux (coup de coeur pour cette dernière chanson).

Franz Ferdinand a pris des risques en explorant de nouveaux aspects musicaux, qui font de ce groupe un des meilleurs de sa génération.

Lords Of Altamont : quand le rock retrouve ses origines

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Lords Of Altamont

Lords of Altamont. Voilà ce que j’aimerais répondre aux groupies de ces fameux baby rockeurs qui envahissent nos scènes et autres rayons H&M à n’en plus finir.

Ce fameux rock que les médias évoquent d’une manière marketing et non respectueuse de son histoire est parfaitement représenté par Lords Of Altamont, ce groupe américain aux allures de bikers venus du désert… Pour mieux situer leur musique, c’est en réalité du garage punk. Et pour mieux les écouter, je vous conseille leur myspace.

C’était il y a 2 ans, un ami périgourdin friand de musique punk me conseille vivement d’aller voir ce groupe, au Réservoir à Périgueux (maintenant nommé Le Sans Réserve, ndlr). Et là, une vraie claque. Un son puissant, des mélodies touchant à la fois les Ramones et les Stooges, un jeu de scène extrêmement généreux grâce au charisme de TOUS les membres du groupe. Du brut, du vrai, du tatoué. Le tout enrobé de bières et de touches de cuir.

« One two three four ! » et on recommence au Son’Art le 15 septembre à Bordeaux, quel plaisir de les revoir, de pénétrer leur univers, d’admirer leur sympathie et leur patience vis-à-vis des problèmes de sons, de voir le chanteur, Jake Cavaliere, bouger tel un gourou du punk à lunettes noires. Ils se donnent, ils transpirent, ils rockent.

Et je n’ai jamais vu un batteur aussi animé et … mobile ! Quand la fin approche, l’heureux élu n’hésite pas à jeter des coups de pieds dans ses cymbales et grosse caisse pour les déplacer au devant de la scène. Debout, hystérique et habité par la force de ses ancêtres rockeurs, il bat la mesure jusqu’à la fin, accueillant sur ses toms le chanteur, gourmand d’acrobaties sur instruments.

Mesdames Mesdemoiselles Messieurs, si un jour vous avez la chance d’apprendre que Lords Of Altamont débarque dans votre ville, surtout, allez-y.

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