Nosfell plus rock que jamais

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Nosfell

Du noir et du vert fluo dans le métro parisien. Labyala Nosfell annonce la couleur : son retour dans les bacs sera fracassant.

Sorti le 8 juin dernier, le troisième opus de l’artiste surprend. Volonté de marquer les esprits ou besoin de sortir des sentiers battus, le disque se distingue de ses prédécesseurs. Faut-il en déduire qu’ils lui ressemblaient moins ? Que celui-ci lui colle plus à la peau ? En tout cas, c’est le message que semble vouloir faire passer Nosfell car il se met à nu sur la pochette et donne son pseudonyme à l’album.

Si certains morceaux (Lugina, Subilutil, l’ouverture de Jusila) nous rappellent furieusement l’ambiance de Kälin Bla Lemsnit Dünfel Labyanit et Pomaie Klokochazia Balek à travers leur dépouillement et le célèbre beatbox, l’ensemble est résolument rock, voire punk (Olyase Tilan, la transition dans Jusila, l’introduction de Kodalit). Qu’on ne s’étonne pas, c’est Alain Johannes (des groupes comme Queens of the Stone Age et Eagles of Death Metal) qui a réalisé puis mixé l’album. On retrouve même Joshua Homme - même références - et sa femme, pour un trio (plutôt réussi).

Alors bien sûr, on retrouve l’essence-même du personnage, ses mille-et-une voix, le Klokobeltz, le formidable violoncelliste Pierre Lebourgeois, les histoires contées dont la compréhension ne nous sera offerte que sur scène… Mais je regrette la simplicité des deux premiers albums aux morceaux pourtant si complexes, le duo guitare-violoncelle véritablement mis en avant, la tristesse, la nostalgie, la noirceur exprimées.

Ici, c’est puissant, fort, trop fort. Inévitablement, les voix s’additionnent, les guitares couvrent les voix, et la batterie renforce les guitares. L’ambiance est électrique, lourde, les refrains sont assourdissants. Au final, les titres qui me plaisent le plus (le premier single Bargain Healers, le duo La Romance des Cruels avec Daniel Darc, c’est dire…) sont ceux auxquels m’avaient habituée les deux précédents opus. Et ce n’est pas ce que j’attends des nouveaux albums d’artistes que je suis de très près.

Lancement de Rockband

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Quand l’animation rencontre un groupe anglais mythique pour le lancement d’un jeu vidéo musical, ça donne une vidéo particulièrement étonnante ! Des moments marquants du groupe liés au monde imaginaire du jeu vidéo : enjoy !

Fetsum aux couleurs de l’espoir

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Fetsum

Fetsum a cette voix chaude qui transporte les gens. De la soul, du reggae, un bon groove : on n’en demande pas plus pour en redemander. Ayant grandi entre l’Egypte, l’Italie et l’Allemagne, ses chansons sont empreintes de la chaleur, de la générosité, de la force et de l’espoir qui caractérisent la musique des artistes afropolitains.

Après avoir proposé sa chanson (trop) calme Meet you in paradise comme premier single en avril dernier, Fetsum revient aujourd’hui avec son tube Emotional android. Depuis quelques années mais officiellement depuis quelques mois, il fait la promotion de la sortie imminente de son premier album, Colors of hope.

Coup de cœur du chanteur Patrice, je l’ai découvert l’année dernière lors de sa première partie à Luxembourg. Puis je suis venue l’encourager en début d’année à l’Olympia parisien. Et je n’hésiterai pas à une seconde à aller l’applaudir lors d’un concert personnel. Je vous encourage à écouter ces sons délicieux sur son Myspace et à attendre sagement une date française !

Banhart et Rogove (et Moretti ?) sont Megapuss

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Megapuss

La nouvelle ne date pas d’hier. Mais aujourd’hui, je suis retombée nez à nez avec les visuels plutôt osés du vinyle de Megapuss, et je me suis dit que ce serait sympa de partager ce délice musical avec vous.

Megapuss, ce n’est rien d’autre que le dernier projet artistique de Devendra Banhart. Petite explication. Il y a un an de cela, jouant et délirant avec son ami Greg Rogove, batteur-percussionniste-pianiste-flutiste-chanteur du groupe Priestbird, ils font le pari de créer un groupe et d’écrire quelques textes. A leur grande surprise, l’association fonctionne, et les huit premières chansons qui en naissent les incitent à pousser l’expérience plus loin. C’est ainsi que fin 2008 sort l’album Surfing.

Bien sûr, les inconditionnels de Devendra Banhart n’ont pas besoin de beaucoup de temps pour être convaincus de sa qualité. Mais pour moi, c’est surtout l’album qui peut permettre à beaucoup de gens de se réconcilier avec l’auteur-compositeur américain. Parce que travailler à deux permet de gommer les défauts de chacun, ceux qui dénoncent la similitude entre les morceaux ou les chansons trop calmes dans - entre autres - Cripple Crow ou Smokey Rolls Down Thunder Canyon (sacrilège !) ne peuvent rien reprocher à Surfing.

La batterie omniprésente de leur bien-aimé Fabrizio Moretti (batteur des Strokes) accompagne magnifiquement les deux fabuleuses voix et on retrouve avec plaisir la folie douce et hippie qui entoure encore et toujours les personnages devendresques. Ainsi, découvrez ci-dessous le clip de leur chanson Adam & Steve.

Yodelice, du nouveau avec du vieux

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Yodelice

Prenez un musicien de talent qui veut revenir sur le devant de la scène et faire oublier son passé de télé-réalité. Ajoutez-y la touffe et la barbe du chevelu Devendra Banhart. Choisissez la classe et la langue de l’Anglais Charlie Winston. Mélangez le tout et versez dans l’univers sombre et cartoonesque du reconnu Tim Burton.

Facile et surprenant, mais la recette marche plutôt bien. Yodelice est le clown triste de Maxim Nucci. Il revient avec l’album Tree of Life et une apparition remarquée à Taratata. Le clip du premier extrait, Sundae with a flu, a été réalisé par Guillaume Canet (qui ça ?). Retrouvez-le en compagnie de ses deux musiciens en tournée et en première partie d’Ayo.

Edi, Siméo et Manu Larrouy le temps d’une soirée au Glaz’art

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Glazart

Ce mardi 28 avril, la petite salle intime (et retirée !) invite les trois artistes à partager sa scène, pour une soirée spéciale Live Boutique.

Edi ouvre la danse, avec son slam engagé mais peut-être trop sombre. La demi-heure pendant laquelle il joue est d’une durée idéale pour le découvrir sans faire une overdose de noirceur. En mai/juin, il jouera de nouveau ses textes poignants en première partie d’Abd Al Malik - rien que ça !

Siméo prend la relève après s’être fait un peu attendre. La majorité du public est là pour lui ce soir ; les cris hystériques féminins en témoignent, les appareils-photo fébriles aussi. Pour la première fois, on le découvre sur scène en groupe, lui qui jouait seul de ses boucles et instruments insolites… Il se sent comme chez lui, sourit, rit même, sautille, se grise de l’ambiance : “j’ai envie de tous vous manger, de vous épuiser !” Pendant une heure, il assure un set remarquable et présente son nouvel album - le troisième, qui arrive enfin et sera dans les bacs en septembre/octobre prochains.

Enfin, Manu Larrouy monte sur scène : difficile pour lui d’hériter d’un public ravi mais épuisé… A ma grande surprise, je découvre à ses côtés le talentueux Pierre Lebourgeois, fidèle violoncelliste/bassiste de Nosfell. Alors, avec des mélodies simples et efficaces, une complicité et un humour sans faille, ils entraînent l’audience dans son univers de mec à la cool, avec un titre-phare qui fera certainement un carton cet été. Sortie de l’album prévue le 08 juin !

Glaz’art, 7/15 avenue Porte de la Villette, 75019 Paris

Nneka, victim of truth ?

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Nneka

Victim of Truth tourne en boucle dans mes baffles et mes écouteurs. Ce premier album de l’incroyable Nneka, dont j’ai déjà retranscrit le charisme fou sur ce blog, est un trésor de sincérité et de force. Même si son actualité est tournée vers son deuxième et dernier album No Longer At Ease (2008), Victim of Truth (2005, chez Yo Mama’s Recording/Four Music/Nocturne) est si marquant que je ne peux pas m’empêcher de vous faire partager cette merveille reggae/hip-hop soul.

Seize pistes pour soulager sa douleur. Peines de coeur, souvent sources d’inspiration pour les artistes, mais aussi et surtout la dénonciation de la situation de son pays natal, le Nigeria. Sur scène, Nneka explique qu’elle ne chante pas la misère de son pays avec la facilité de la sécurité et du confort européens. Non, elle l’a vécue, “the shit”. Et elle lui a inspiré des titres poignants comme “The Uncomfortable Truth“, “Africans“, “Showin’ Love” ou “Warrior“. On retrouve également ces chansons à la première personne, que l’on se prend en pleine face et qui nous nouent le ventre. “Confession” et particulièrement “God of Mercy” sont renversantes de dépouillement et de sincérité et rejoignent la liste des chansons pleines de foi, de croyance, de (dés)espoir, qui ne devraient pas me toucher et qui pourtant sont, pour moi, les plus bouleversantes.

Conférence sur l’histoire du rock au Sans Réserve

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conference_rock

Vous en rêviez, le Sans Réserve l’a fait. Vous adorez la musique, son histoire, parler de ça pendant des heures autour d’un demi, écouter des morceaux cultes du bon vieux rock’n’roll 50’s - 60’s pour se ballader ensuite dans les années pop, psyché, funk, hard, new wave… Bref ! Le Sans Réserve de Périgueux peut se vanter d’organiser une conférence sur l’histoire du rock, voire de la musique tout court, contée par Christophe Brault le mardi 28 avril à 18h30.

… il parcourra l’âge d’or du Rock’n’Roll de 1955 à 1958 pour ensuite présenter la première époque dite de transition de 1959 à 1963 avec des styles aussi variés que la Soul, les Girls Groups, le Twist, la Surf Music et le Folk. Puis, le temps des années 60, sacrée période, ira de 1964 à 1971. On y trouve d’un côté les Beatles, la Pop Music Anglaise avec toutes ses stars et ses divers courants, des Rolling Stones aux Who, des Kinks aux Yardbirds, etc… De l’autre côté, la réponse américaine se fait avec les Beach Boys, les Byrds, Bob Dylan… La musique psychédélique sera, bien sûr, au programme avec Jimi Hendrix puis le Velvet Underground ainsi que quelques groupes anglais comme Cream, Pink Floyd… Christophe Brault abordera la transformation de la Soul en Funk, via James Brown et le passage du rock psychédélique vers le Rock Progressif, ce qui conduira aux années 70, à Led Zeppelin et Deep Purple pour le Hard Rock, à David Bowie et T.Rex pour le Glam, à Neil Young et aux premiers « songwriters », et aux grandes stars de la soul 70’s comme Stevie Wonder ou Marvin Gaye. Puis ce sera le renouvellement des générations avec le mouvement Punk Rock de 1977, sa suite en « New Wave » de 1978 à 1983. Les années 80 et leur deux facettes, côté clair avec Dire Straits, Madonna, Prince et Michael Jackson, et côté obscur avec les Smiths, Jesus & Mary Chain, Sonic Youth et les Pixies. Le grunge ne sera pas oublié avec Nirvana, le métal avec Metallica et le Hard Rock évidemment avec AC/DC. Les années 90 seront évoquées avec le mélange Électro Rock, Björk, Nick Cave, Beck, Massive Attack et quelques autres. L’histoire prendra fin avec la nouvelle génération, arrivée en 2001 avec les Strokes, les Libertines et les White Stripes.

Plus d’infos sur la salle de concert Le Sans Réserve

  • Auteur : Yuna
  • Date : 16/04/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

Sliimy, chanteur français de pop anglaise

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Sliimy

Sliimy n’est effectivement pas Monsieur Muscle, mais bouscule les ondes et autres Deezer avec son titre-phare Wake up. On le présente comme le Mika français, avec sa pop acidulée, ses habits colorés, sa voix aiguë mais puissante et son homosexualité affichée.

Il suscite énormément de réactions. Il a en effet beaucoup fait parler de lui avec sa reprise de Womanizer, diffusée et rediffusée sur le Net. Et quand beaucoup l’adorent, ceux qui n’avaient pas supporté l’excentrique Mika le détestent. D’autres dénoncent son univers très largement emprunté de la pop du chanteur anglais, mais aussi inspiré des titres de Kate Nash.

Pourtant, quand on considère qu’un artiste n’est pas dans l’obligation d’avoir le monopole de son style et que Sliimy n’a pas la prétention de transcender les genres musicaux, Paint your face est un premier album plutôt réussi. Enregistré “au feeling” dans le mini-studio de Feed, son compagnon musical, il est composé de douze titres aux mélodies entêtantes. Wake up, Magic game, Our generation, Every time ou Trust me sont très efficaces et complètent des chansons plus douces comme Tic tac ou See U again.

Nosfell, bientôt de retour dans les bacs et sur scène

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Nosfell

Le personnage est très attendu. The Nostrum Fellow annonce la sortie de son nouvel album pour juin 2009.

Après deux magnifiques opus studio, Pomaie Klokochazia Balek et Kalin Bla Lemsnit Dunefl Labyanit, ainsi qu’un CD/DVD live enregistré à Bruxelles, Nosfell n’a plus à faire ses preuves. Ses spectacles (oui parce que ce ne sont pas que des concerts) sont réputés pour être des voyages sensuels et sensitifs (voir la vidéo ci-dessous), à la rencontre de son univers très personnel composé de personnages intrigants, de terres inconnues, du mélange de Klokobeltz, de français et d’anglais, de voix aiguës et graves, de cris déchirés, de lumières vives puis tamisées…

Le teaser publié sur le site officiel nous dévoile la présence de Pierre Lebourgeois, son inconditionnel violoncelliste et bassiste.

Une tournée est d’ores et déjà en préparation.

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