Serpentine, le premier album d’Okou

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Okou

Okou, c’est le duo composé de la chanteuse Tatiana Heintz et du guitariste Gilbert Trefzger. Partons seulement trois ans en arrière : ils se rencontrent dans un bar parisien où une complicité musicale s’installe immédiatement entre eux. Mais elle vit à Paris, lui à Berlin. Le temps passe, les chansons prennent vie au gré des voyages pour se retrouver et des échanges par mail pour partager les idées naissantes.

C’est donc un parcours sinueux que traversent les deux acolytes pour concevoir leur album plus ou moins à distance, qu’ils baptiseront naturellement “Serpentine“. Une voix magnifique, beaucoup de banjo et de guitare… l’opus lie world, folk et pop. Au final, on n’a pas tellement envie de le définir car à l’image de la collaboration sans frontière, il mélange les genres et les langues sans se fixer et c’est cela qui fait son charme. Leur musique coule toute seule dans nos oreilles.

Vous avez peut-être eu l’occasion d’entendre leur single “To The Bone” qui a tout pour connaître le succès. C’est ce titre qui m’a fait découvrir le duo, lorsque je suis tombée au hasard sur cette vidéo :

  • Auteur : Yuna
  • Date : 17/09/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 2

En attendant… le dernier album de Volo

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Volo - En attendant

Il est sorti lundi. Sur la pochette en noir et blanc, du sable, deux barbes de trois jours, des mèches de cheveux dans le vent, le sourire timide de l’un et le regard fuyant de l’autre : les frères Volovitch sont de retour.

En attendant, le troisième album studio du groupe, comprend treize chansons (enfin quatorze, mais chut !) avec les deux frères au chant et aux guitares nylon, mais également d’autres musiciens aux claviers, aux guitares et à la contrebasse. Les pistes sont signées chacune à leur tour Frédéric ou Olivier Volovitch, la playlist est minutieusement travaillée. En effet, même si le jeu et le chant se font à deux, Volo, ce sont deux entités à part entière, qui signent l’écriture et la composition de leurs morceaux et qu’il faut ainsi justement distinguer.

Déclarations d’amour maladroites (Pas de requiem, Tu connais, Couples, Un p’tit peu), dénonciations politico-économiques (Réguler, A priori, Il paraît) ou les deux (La rupture), textes d’hume/our regorgeant de cynisme (La mienne !) ou de nostalgie (Dimanche, Évidence, J’ai r’trouvé, Une ballade), les Volo sont fidèles à eux-mêmes : mêmes inspirations, mêmes voix, mêmes cordes, mêmes mélodies… mais les guitares s’électrisent, le rythme s’accélère et les couplets s’affûtent. Les mots se suivent et ne se ressemblent pas, ils s’enchaînent, se complètent, s’entrechoquent et sont la force des Volo qui les manipulent avec humour et conviction.

Volo est en tournée française et passera par Paris le 29 septembre à la Maroquinerie d’ores-et-déjà complète, alors, en attendant…

  • Auteur : Yuna
  • Date : 20/08/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

Asaf Avidan & The Mojos, la scène folk/rock israélienne

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Asaf Avidan

Asaf Avidan a trente ans et une voix de crooneuse. Entre la fougue de Janis Joplin et la grâce de Jeff Buckley, le personnage et la voix sont épatants.

Né à Jérusalem, ses parent l’emmènent vivre en Jamaïque entre l’âge de 7 et 11 ans et l’inscrivent par la suite dans une école d’art où il étudie le cinéma. Alors qu’il se fait enrôler dans l’armée israélienne, son profil lui permet de poursuivre son parcours culturel en étant interprète militaire du patois jamaïcain. Plus tard, il est accepté à l’Ecole d’Art Nationale d’Israël en tant que voix de dessin-animé.

C’est là que tout s’enchaîne. Il sort en solo un premier EP : “Now that you’re leaving” et tourne en acoustique dans son pays afin de se faire un nom. Le groupe de musiciens The Mojos se joint à lui et c’est tous ensemble qu’ils parcourent Israël et jouent même à l’étranger. En 2008 sort leur premier album “The Reckoning“, vite décrit comme “l’album rock le plus important de la scène israélienne“.

Une nomination aux MTV Europe Awards plus tard, et voilà Asaf Avidan & The Mojos signés par Sony Music (Columbia-Berlin). L’année 2009 s’annonce radieuse pour les “cinq gamins de Jérusalem”, qui tournent d’ores et déjà en Allemagne avant de fouler- espérons-le - les scènes du reste de l’Europe.


Banhart et Rogove (et Moretti ?) sont Megapuss

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Megapuss

La nouvelle ne date pas d’hier. Mais aujourd’hui, je suis retombée nez à nez avec les visuels plutôt osés du vinyle de Megapuss, et je me suis dit que ce serait sympa de partager ce délice musical avec vous.

Megapuss, ce n’est rien d’autre que le dernier projet artistique de Devendra Banhart. Petite explication. Il y a un an de cela, jouant et délirant avec son ami Greg Rogove, batteur-percussionniste-pianiste-flutiste-chanteur du groupe Priestbird, ils font le pari de créer un groupe et d’écrire quelques textes. A leur grande surprise, l’association fonctionne, et les huit premières chansons qui en naissent les incitent à pousser l’expérience plus loin. C’est ainsi que fin 2008 sort l’album Surfing.

Bien sûr, les inconditionnels de Devendra Banhart n’ont pas besoin de beaucoup de temps pour être convaincus de sa qualité. Mais pour moi, c’est surtout l’album qui peut permettre à beaucoup de gens de se réconcilier avec l’auteur-compositeur américain. Parce que travailler à deux permet de gommer les défauts de chacun, ceux qui dénoncent la similitude entre les morceaux ou les chansons trop calmes dans - entre autres - Cripple Crow ou Smokey Rolls Down Thunder Canyon (sacrilège !) ne peuvent rien reprocher à Surfing.

La batterie omniprésente de leur bien-aimé Fabrizio Moretti (batteur des Strokes) accompagne magnifiquement les deux fabuleuses voix et on retrouve avec plaisir la folie douce et hippie qui entoure encore et toujours les personnages devendresques. Ainsi, découvrez ci-dessous le clip de leur chanson Adam & Steve.

Lords Of Altamont : quand le rock retrouve ses origines

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Lords Of Altamont

Lords of Altamont. Voilà ce que j’aimerais répondre aux groupies de ces fameux baby rockeurs qui envahissent nos scènes et autres rayons H&M à n’en plus finir.

Ce fameux rock que les médias évoquent d’une manière marketing et non respectueuse de son histoire est parfaitement représenté par Lords Of Altamont, ce groupe américain aux allures de bikers venus du désert… Pour mieux situer leur musique, c’est en réalité du garage punk. Et pour mieux les écouter, je vous conseille leur myspace.

C’était il y a 2 ans, un ami périgourdin friand de musique punk me conseille vivement d’aller voir ce groupe, au Réservoir à Périgueux (maintenant nommé Le Sans Réserve, ndlr). Et là, une vraie claque. Un son puissant, des mélodies touchant à la fois les Ramones et les Stooges, un jeu de scène extrêmement généreux grâce au charisme de TOUS les membres du groupe. Du brut, du vrai, du tatoué. Le tout enrobé de bières et de touches de cuir.

« One two three four ! » et on recommence au Son’Art le 15 septembre à Bordeaux, quel plaisir de les revoir, de pénétrer leur univers, d’admirer leur sympathie et leur patience vis-à-vis des problèmes de sons, de voir le chanteur, Jake Cavaliere, bouger tel un gourou du punk à lunettes noires. Ils se donnent, ils transpirent, ils rockent.

Et je n’ai jamais vu un batteur aussi animé et … mobile ! Quand la fin approche, l’heureux élu n’hésite pas à jeter des coups de pieds dans ses cymbales et grosse caisse pour les déplacer au devant de la scène. Debout, hystérique et habité par la force de ses ancêtres rockeurs, il bat la mesure jusqu’à la fin, accueillant sur ses toms le chanteur, gourmand d’acrobaties sur instruments.

Mesdames Mesdemoiselles Messieurs, si un jour vous avez la chance d’apprendre que Lords Of Altamont débarque dans votre ville, surtout, allez-y.

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