William Eggleston à la Fondation Cartier, Paris

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L’antre culturel du fameux boulevard Raspail de Paris propose, du 4 avril au 21 juin 2009, une exposition consacrée au photographe américain William Eggleston. Les photographies en question font partie d’un projet entièrement dédié à Paris. On retrouve donc sur chaque photographie la ville, ou devrais-je dire ses coulisses…

En effet, William Eggleston a mis en lumière avec génie toutes ces choses que nous ne voyons pas, trop concentrés à ne pas rater le prochain métro ou à passer entre les gouttes de la pluie polluée. Toutes ces couleurs que nous manquons, ces reflets révélateurs (comme ici) et ces gens que notre champ de vision veut ignorer, William Eggleston nous les fait découvrir à travers des clichés étonnants. Etonnants dans leur composition, leur mise au point, leur cadrage, habilement mis en scène par la fondation, qui a mis en place un piano sur lequel quelques morceaux sont joués par un… fantôme. Oui, le clavier bouge tout seul. Un des clichés qui m’a le plus marquée : .

Beatriz Milhazes occupe, elle, le rez-de-chaussée de la Fondation Cartier, exposant ses œuvres extrêmement colorées et florales, toutes aussi hypnotiques les unes que les autres. Beaucoup d’enfants se sont montrés intéressés par son art, tentant de reproduire ses peintures sur des modèles imprimés sur du papier par la fondation. Un exemple d’œuvre ici.

Bref, encore une exposition de la Fondation Cartier qui m’a totalement séduite, et que je ne peux donc que vous conseiller. N’oublions pas que le bâtiment a été créé par Jean Nouvel ! Si ça ce n’est pas une excuse valable pour admirer au moins le lieu…

Plus d’infos
261 boulevard Raspail, Paris 14ème
01 42 18 56 50
Tous les jours sauf le lundi, de 11h à 20h, nocturne le mardi jusqu’à 22h
6,50 euros / 4,50 euros tarifs réduits (pour nous pauvres étudiants stagiaires notamment !)

Tati à la Cinémathèque - “Deux temps, trois mouvements”

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Le cinéma de Tati, c’est une attention de l’œil obtenue par l’ouï

Prenez un plan large où différentes actions se superposent, s’entremêlent, se gênent même. Que regarder dans cette pluralité de signes et de figures ? A coup de zooms sonores, Tati nous donne la réponse et guide pas à pas l’œil sur ce qu’il ne pourrait discerner sans un bruit repérable. Ainsi de cette activité grouillante au début de Playtime où un aéroport tout de plexiglas accueille des silhouettes en transhumance. Qui aurait cru qu’une étiquette remuante, dépassant de la valise d’un personnage, attirerait un instant les regards ?

Par petites touches, Tati est un poète de l’attention. Il aura inspiré les plus grands : David Lynch ou Paul Thomas Anderson lui doivent beaucoup et ne s’en cachent pas. Il était normal qu’à une époque où l’hémorragie (audio) visuelle affaiblit la vigilance du regard, la Cinémathèque Française rende hommage au cinéaste.

Au menu : rétrospective, atelier jeune public, exposition… quelques jour de fêtes au musée Langlois.
Durée : du 8 avril au 3 août 2009
Plus d’informations : La Cinémathèque française

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