Serpentine, le premier album d’Okou

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Okou

Okou, c’est le duo composé de la chanteuse Tatiana Heintz et du guitariste Gilbert Trefzger. Partons seulement trois ans en arrière : ils se rencontrent dans un bar parisien où une complicité musicale s’installe immédiatement entre eux. Mais elle vit à Paris, lui à Berlin. Le temps passe, les chansons prennent vie au gré des voyages pour se retrouver et des échanges par mail pour partager les idées naissantes.

C’est donc un parcours sinueux que traversent les deux acolytes pour concevoir leur album plus ou moins à distance, qu’ils baptiseront naturellement “Serpentine“. Une voix magnifique, beaucoup de banjo et de guitare… l’opus lie world, folk et pop. Au final, on n’a pas tellement envie de le définir car à l’image de la collaboration sans frontière, il mélange les genres et les langues sans se fixer et c’est cela qui fait son charme. Leur musique coule toute seule dans nos oreilles.

Vous avez peut-être eu l’occasion d’entendre leur single “To The Bone” qui a tout pour connaître le succès. C’est ce titre qui m’a fait découvrir le duo, lorsque je suis tombée au hasard sur cette vidéo :

  • Auteur : Yuna
  • Date : 13/01/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 3

Irma, talent pop/folk afropolitain à suivre de (très) près

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Irma

Irma fait partie de ces jeunes artistes qui ont tout pour réussir : du talent, du charisme, de l’intelligence et du soutien de la part des fans. D’origine camerounaise, elle étudie actuellement le management à Paris. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle manage sacrément bien sa vie parallèle d’artiste ! Du haut de ses vingt-et-un ans, elle s’apprête à sortir son premier album sous le label MyMajorCompany.

Souvenez-vous, il s’agit du célèbre label participatif ayant permis au chanteur Grégoire d’être financé par plusieurs centaines d’internautes convaincus qui avaient enfilé leur costume de producteur pour l’occasion. Si vous faites partie des sceptiques, ne vous laissez pas prendre au piège par cette étiquette ! Irma ne connaît pas le succès par hasard.

Singer/songwriter inspirée, elle diffuse intelligemment (mais sincèrement !) depuis plus de trois ans des vidéos-maison sur sa chaîne Youtube aux 150 000+ vues, suivie par 6 500+ abonnés venant du monde entier. Elle y propose des chansons originales (Letter To The Lord, Everybody, Be Your Guide, Their Truth, etc.) mais aussi des reprises représentatives de ses influences : Ben Harper, KT Tunstall, Regina Spektor, Jackson 5… L’année dernière sur MyMajorCompany.com, ses mises ont atteint le seuil-clé de 70 000 euros en à peine trois jours : c’était le pass pour partir aux US enregistrer ses compositions, d’ores-et-déjà élevées au rang de tubes par son public sous le charme. L’opus est actuellement en phase de mixage ; la sortie est prévue pour avril 2010. Souhaitons à Irma le succès qu’elle mérite…

  • Auteur : Béa
  • Date : 15/12/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

L’aventurier Julian Casablancas

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julian_casablancas

8 chansons de 5 minutes suffisent à Julian Casablancas pour se faire un nom après les Strokes. Avec sa voix grave et envoûtante, ce songwriter voyage à travers les genres musicaux : rock, blues, country, electro voire disco, tout cela enrobé d’un énorme talent.

Je dois l’avouer, malgré mon engouement pour les groupes de rock de leur génération, je n’ai jamais été fanatique des Strokes, surtout après les avoir vu en concert aux Eurockéennes de Belfort en 2006. Plat, sans contact avec le public, l’impression d’être sur son canapé en écoutant le CD. Fin 2009, Deezer affiche sur sa page d’accueil l’album Phrazes For The Young, d’un certain Julian Casablancas. C’est son visage qui m’a mis la puce à l’oreille. Comme écouter de la musique n’est jamais une perte de temps, je clique…

Grosse surprise. Une révélation : comme si cet artiste avait voulu sortir un seul et unique album, et ne pas se rater. Comment passer à côté de ses mélodies ? Un début d’album tout droit sorti de l’espace avec les premières secondes de Out of the Blue, pour ensuite voyager dans le passé : synthétiseurs accompagnés de rythmes country. Coups de coeur pour 4 Chords Of The Apocalypse, blues mélancolique inimitable, mais aussi pour l’immersion dans un western avec Ludlow St, et enfin la sublime conclusion de l’album, Tourist.

Ce n’est pas pour rien que j’ai commandé cet album au Père Noël…

  • Auteur : Yuna
  • Date : 17/09/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 2

En attendant… le dernier album de Volo

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Volo - En attendant

Il est sorti lundi. Sur la pochette en noir et blanc, du sable, deux barbes de trois jours, des mèches de cheveux dans le vent, le sourire timide de l’un et le regard fuyant de l’autre : les frères Volovitch sont de retour.

En attendant, le troisième album studio du groupe, comprend treize chansons (enfin quatorze, mais chut !) avec les deux frères au chant et aux guitares nylon, mais également d’autres musiciens aux claviers, aux guitares et à la contrebasse. Les pistes sont signées chacune à leur tour Frédéric ou Olivier Volovitch, la playlist est minutieusement travaillée. En effet, même si le jeu et le chant se font à deux, Volo, ce sont deux entités à part entière, qui signent l’écriture et la composition de leurs morceaux et qu’il faut ainsi justement distinguer.

Déclarations d’amour maladroites (Pas de requiem, Tu connais, Couples, Un p’tit peu), dénonciations politico-économiques (Réguler, A priori, Il paraît) ou les deux (La rupture), textes d’hume/our regorgeant de cynisme (La mienne !) ou de nostalgie (Dimanche, Évidence, J’ai r’trouvé, Une ballade), les Volo sont fidèles à eux-mêmes : mêmes inspirations, mêmes voix, mêmes cordes, mêmes mélodies… mais les guitares s’électrisent, le rythme s’accélère et les couplets s’affûtent. Les mots se suivent et ne se ressemblent pas, ils s’enchaînent, se complètent, s’entrechoquent et sont la force des Volo qui les manipulent avec humour et conviction.

Volo est en tournée française et passera par Paris le 29 septembre à la Maroquinerie d’ores-et-déjà complète, alors, en attendant…

  • Auteur : Béa
  • Date : 27/07/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

Coup de cœur de Pirate

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coeurdepirate

Vous avez forcément croisé ce joli minois dernièrement, que ce soit dans le métro, à la télé, sur le web et surtout dans les bacs des vendeurs de disque. J’insiste sur ce dernier point car la demoiselle canadienne à la tête du groupe Cœur de Pirate, Béatrice Martin plus précisément, a atteint le Top 5 des meilleures ventes d’album en variété française (à l’heure où j’écris cet article, elle est 2ème), snobant les meilleurs vendeurs tels Christophe Willem, Olivia Ruiz ou encore Florent Pagny.

Mais que propose donc cette jeune québécoise qui n’a pas encore 20 ans ? Du nouveau. Oui, Béatrice Martin apporte du vrai renouveau à ce que l’on a pu écouter jusqu’à présent dans les ballades françaises, souvent standardisées par les producteurs dans le but de plaire à un maximum de générations.

Sa musique peut plaire ou déplaire, mais il y a bien un reproche que l’on ne peut lui faire, c’est son manque de sincérité.  L’album “Coeur de Pirate” reflète tout naturellement la personnalité de son interprète, qui raconte ses aventures amoureuses par une diction très particulière et des mélodies touchantes. Monter à bord du bateau de Cœur de Pirate, c’est être transporté du début jusqu’à la fin, enivré par une voix unique et un jeu de piano envoûtant…

Pour écouter l’album : par ici !

Ses dates de concert 2009 en France : le 6 octobre à Paris, le 8 octobre à Grenoble, le 9 octobre à Bourg-en-Bresse, le 13 octobre à Rouen, le 15 octobre à Lille, le 17 octobre à Vaureal, le 20 octobre à Toulouse, le 5 novembre à Strasbourg, le 10 novembre à Bordeaux (j’y serai !), le 13 novembre à Laval et le 14 novembre à Cognac.

Son passage à Taratata, tourné le 6 avril 2009 :

Nosfell plus rock que jamais

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Nosfell

Du noir et du vert fluo dans le métro parisien. Labyala Nosfell annonce la couleur : son retour dans les bacs sera fracassant.

Sorti le 8 juin dernier, le troisième opus de l’artiste surprend. Volonté de marquer les esprits ou besoin de sortir des sentiers battus, le disque se distingue de ses prédécesseurs. Faut-il en déduire qu’ils lui ressemblaient moins ? Que celui-ci lui colle plus à la peau ? En tout cas, c’est le message que semble vouloir faire passer Nosfell car il se met à nu sur la pochette et donne son pseudonyme à l’album.

Si certains morceaux (Lugina, Subilutil, l’ouverture de Jusila) nous rappellent furieusement l’ambiance de Kälin Bla Lemsnit Dünfel Labyanit et Pomaie Klokochazia Balek à travers leur dépouillement et le célèbre beatbox, l’ensemble est résolument rock, voire punk (Olyase Tilan, la transition dans Jusila, l’introduction de Kodalit). Qu’on ne s’étonne pas, c’est Alain Johannes (des groupes comme Queens of the Stone Age et Eagles of Death Metal) qui a réalisé puis mixé l’album. On retrouve même Joshua Homme - même références - et sa femme, pour un trio (plutôt réussi).

Alors bien sûr, on retrouve l’essence-même du personnage, ses mille-et-une voix, le Klokobeltz, le formidable violoncelliste Pierre Lebourgeois, les histoires contées dont la compréhension ne nous sera offerte que sur scène… Mais je regrette la simplicité des deux premiers albums aux morceaux pourtant si complexes, le duo guitare-violoncelle véritablement mis en avant, la tristesse, la nostalgie, la noirceur exprimées.

Ici, c’est puissant, fort, trop fort. Inévitablement, les voix s’additionnent, les guitares couvrent les voix, et la batterie renforce les guitares. L’ambiance est électrique, lourde, les refrains sont assourdissants. Au final, les titres qui me plaisent le plus (le premier single Bargain Healers, le duo La Romance des Cruels avec Daniel Darc, c’est dire…) sont ceux auxquels m’avaient habituée les deux précédents opus. Et ce n’est pas ce que j’attends des nouveaux albums d’artistes que je suis de très près.

Banhart et Rogove (et Moretti ?) sont Megapuss

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Megapuss

La nouvelle ne date pas d’hier. Mais aujourd’hui, je suis retombée nez à nez avec les visuels plutôt osés du vinyle de Megapuss, et je me suis dit que ce serait sympa de partager ce délice musical avec vous.

Megapuss, ce n’est rien d’autre que le dernier projet artistique de Devendra Banhart. Petite explication. Il y a un an de cela, jouant et délirant avec son ami Greg Rogove, batteur-percussionniste-pianiste-flutiste-chanteur du groupe Priestbird, ils font le pari de créer un groupe et d’écrire quelques textes. A leur grande surprise, l’association fonctionne, et les huit premières chansons qui en naissent les incitent à pousser l’expérience plus loin. C’est ainsi que fin 2008 sort l’album Surfing.

Bien sûr, les inconditionnels de Devendra Banhart n’ont pas besoin de beaucoup de temps pour être convaincus de sa qualité. Mais pour moi, c’est surtout l’album qui peut permettre à beaucoup de gens de se réconcilier avec l’auteur-compositeur américain. Parce que travailler à deux permet de gommer les défauts de chacun, ceux qui dénoncent la similitude entre les morceaux ou les chansons trop calmes dans - entre autres - Cripple Crow ou Smokey Rolls Down Thunder Canyon (sacrilège !) ne peuvent rien reprocher à Surfing.

La batterie omniprésente de leur bien-aimé Fabrizio Moretti (batteur des Strokes) accompagne magnifiquement les deux fabuleuses voix et on retrouve avec plaisir la folie douce et hippie qui entoure encore et toujours les personnages devendresques. Ainsi, découvrez ci-dessous le clip de leur chanson Adam & Steve.

Yodelice, du nouveau avec du vieux

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Yodelice

Prenez un musicien de talent qui veut revenir sur le devant de la scène et faire oublier son passé de télé-réalité. Ajoutez-y la touffe et la barbe du chevelu Devendra Banhart. Choisissez la classe et la langue de l’Anglais Charlie Winston. Mélangez le tout et versez dans l’univers sombre et cartoonesque du reconnu Tim Burton.

Facile et surprenant, mais la recette marche plutôt bien. Yodelice est le clown triste de Maxim Nucci. Il revient avec l’album Tree of Life et une apparition remarquée à Taratata. Le clip du premier extrait, Sundae with a flu, a été réalisé par Guillaume Canet (qui ça ?). Retrouvez-le en compagnie de ses deux musiciens en tournée et en première partie d’Ayo.

Nneka, victim of truth ?

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Nneka

Victim of Truth tourne en boucle dans mes baffles et mes écouteurs. Ce premier album de l’incroyable Nneka, dont j’ai déjà retranscrit le charisme fou sur ce blog, est un trésor de sincérité et de force. Même si son actualité est tournée vers son deuxième et dernier album No Longer At Ease (2008), Victim of Truth (2005, chez Yo Mama’s Recording/Four Music/Nocturne) est si marquant que je ne peux pas m’empêcher de vous faire partager cette merveille reggae/hip-hop soul.

Seize pistes pour soulager sa douleur. Peines de coeur, souvent sources d’inspiration pour les artistes, mais aussi et surtout la dénonciation de la situation de son pays natal, le Nigeria. Sur scène, Nneka explique qu’elle ne chante pas la misère de son pays avec la facilité de la sécurité et du confort européens. Non, elle l’a vécue, “the shit”. Et elle lui a inspiré des titres poignants comme “The Uncomfortable Truth“, “Africans“, “Showin’ Love” ou “Warrior“. On retrouve également ces chansons à la première personne, que l’on se prend en pleine face et qui nous nouent le ventre. “Confession” et particulièrement “God of Mercy” sont renversantes de dépouillement et de sincérité et rejoignent la liste des chansons pleines de foi, de croyance, de (dés)espoir, qui ne devraient pas me toucher et qui pourtant sont, pour moi, les plus bouleversantes.

  • Auteur : Yuna
  • Date : 16/04/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

Sliimy, chanteur français de pop anglaise

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Sliimy

Sliimy n’est effectivement pas Monsieur Muscle, mais bouscule les ondes et autres Deezer avec son titre-phare Wake up. On le présente comme le Mika français, avec sa pop acidulée, ses habits colorés, sa voix aiguë mais puissante et son homosexualité affichée.

Il suscite énormément de réactions. Il a en effet beaucoup fait parler de lui avec sa reprise de Womanizer, diffusée et rediffusée sur le Net. Et quand beaucoup l’adorent, ceux qui n’avaient pas supporté l’excentrique Mika le détestent. D’autres dénoncent son univers très largement emprunté de la pop du chanteur anglais, mais aussi inspiré des titres de Kate Nash.

Pourtant, quand on considère qu’un artiste n’est pas dans l’obligation d’avoir le monopole de son style et que Sliimy n’a pas la prétention de transcender les genres musicaux, Paint your face est un premier album plutôt réussi. Enregistré “au feeling” dans le mini-studio de Feed, son compagnon musical, il est composé de douze titres aux mélodies entêtantes. Wake up, Magic game, Our generation, Every time ou Trust me sont très efficaces et complètent des chansons plus douces comme Tic tac ou See U again.

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