
Une enfilade de soirées : on glande, on se marre, on pleure, on se saoule. Un petit break en auvergne et un épilogue à Berlin.
Plein feu sur la (télé) réalité crue d’une bande (à part) de copines étudiantes, dilettantes et attachantes. Si ce n’est le procédé original de son auteur, qui a enregistré de véritables situations par la suite réécrites et rejouées, on ne retient malheureusement que ça : une justesse de ton et de situations, la vie délocalisée sur grand écran. Une prouesse ? Non, un procédé qui plaît.
Il suffit de prendre la chronique pour l’histoire, le conflit études/glandouille et je t’aime/je t’aime plus pour l’intrigue, la potacherie estudiantine pour des dialogues bien menés, un groupe de nana pour des personnages attachants, des plans serrés sur un visage pour les captations juste d’un montage recherché. Voilà un bon film. Un bon film sans consistance. Du social ? Toujours facile d’appuyer sur le malaise sociétal avec les jeunes.
La paire inséparable du docu-fiction reste un gage de qualité française, mais pour combien de temps encore depuis plus de cinquante années de bons et loyaux se(r)vices ? Ne met-elle pas ici à jour ses propres limites ?
Puis à force, on connaît Paris.
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Plus d’informations sur ce film ici.

Minh
le 30/01/2011
@23 h 13 min :
T’as réussi à voir ce film? Pas facile , car une ou 2 séances dans toute la France! Beaucoup de liberté dans ce film, cela déroute, mais cela aère aussi .
Est ce que la mise en scène n’est qu’ “une prouesse, un procédé qui plaît”. Non, c’est aussi un style qui par sa déstructuration est en osmose avec son sujet, parfait pour capter cette période de la jeunesse avec ces moments de déconne, de glande, de discussions sans fins, sans queue ni tête où seuls comptent l’instant, le fait d’être en groupe.