Soirée de poche : Beirut

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Impossible pour Allons vers l’art de ne pas partager la soirée de poche d’un concert privé du groupe Beirut, capté par le très bon blog la Blogothèque en mai dernier. Beirut, c’est quelques guitares, un clavier, une batterie, une contrebasse, un accordéon, des cuivres et la voix de Zach Condon. Et ça sonne. Et ça fait du bien par où ça passe. Dégustez.

Le site de Beirut, leur musique sur Deezer, leur musique sur Spotify.

Photo Creative Commons Matthew Hickey

Wanted : l’adaptation du comic book vers le film

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Certes, ces sorties ne sont pas toute fraîches. Le comic book original Wanted, de Mark Millar et J.G. Jones, est paru en 2003, le film Wanted : Choisi ton destin, réalisé par Timur Bekmambetov, est sorti en 2008. Je n’avais pris connaissance d’aucune des deux réalisations, et j’ai eu l’opportunité de lire le comic book. Alors évidemment, je n’ai pas pu m’empêcher de voir le film la semaine d’après. Petite comparaison

Le synopsis est commun… plus ou moins. L’histoire commence dans les deux cas avec la présentation de Wesley Gibson, petit comptable à la vie triste et raté. Un jour, on essaye de le tuer, et il est enlevé par la “jolie” Fox (notez, humour). Le tronc commun s’arrête quasiment là.

Dans le comic, nous parlons d’une organisation de super-héros méchants, ayant détruit les vrais super-héros, et vivant dans un univers parallèle, n’ayant aucun scrupule à tuer, piller, violer. Le violence est omniprésente. Plusieurs branches de l’organisation existent, et se disputent le contrôle de la planète. Le grand méchant de l’histoire est Mister Rictus, un super méchant. Qui a assassiné le père de Wesley, jadis un grand super-méchant ? Il est entraîné pour prendre la relève, et trouver une réponse à cette question.

Dans le film, l’organisation est une sorte de troupe de mercenaire, qui, si ils arrivent à faire dévier les tirs de leurs balles, n’ont rien de super-héros (quant aux super-costumes, n’en parlons même pas). L’assassin du père de Wesley est tout de suite identifié.

L’homme à la tête de l’organisation que Wesley intègre n’a rien du professeur dont le comic parle. Le retournement scénaristique du film n’a rien à voir avec celui du comic. Les 110 minutes du film sont beaucoup plus édulcorées : dans le comic, les héros étaient de vrais méchants, qui tuaient pour le plaisir.

Bref : même si la morale reste à peu de choses prêt la même, les deux trames sont étonnamment complètement différentes l’une de l’autre. L’univers du comic book est beaucoup plus sombre, beaucoup plus trash, alors que le film mise plus sur l’action (bien qu’elle ne soit pas absente du comic, loin de là).

Il est dommage de devoir détourner une œuvre de cette manière pour l’adapter au plus grand nombre et faire le plus gros chiffre d’affaire. Le film se contente de se classer dans la catégorie “action”, alors que le comic se permet d’aller plus loin dans ses idées, son univers, et pousse à la réflexion. Les deux sont donc à lire et voir, car ce sont de bons divertissements, mais ils n’ont clairement pas les mêmes objectifs.

Les Kid Bombardos en live

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Vus hier soir, mercredi 30 avril, en concert au Pop in, dans le XIème arrondissement parisien, les Kid Bombardos, ce groupe bordelais très familial (puisqu’il comporte trois frangins). Leur musique s’inscrit dans une tendance rock indie pas du tout désagrable à l’oreille, et fait surtout preuve d’une maturité incroyable étant donné l’âge du groupe et de ses musiciens, dont la moyenne d’âge est en dessous de la vingtaine.

Dans un cadre plutôt glauque de prime abord, mais finalement très chaleureux, et devant une soixantaine de spectateurs, les Bombardos se sont vaillament illustrés avec une prestation pas extraordinaire, mais une musique tellement délicieuse, le son métallique de la deuxième guitare caractérisant le son de nos quatres compères, et le batteur, pourtant benjamin du groupe, plus incroyable que jamais.

Surprise en fin de concert : le groupe, pourtant jeune et débutant a réussi à être produit en… vinyles ! A l’heure de l’avènement de la musique dématérialisée, on peut se poser la question de la pertinence de ce choix, qui doit certainement freiner bon nombre d’acheteurs.

Pour découvrir les Kid Bombardos, direction leur MySpace.

Le clip de leur chanson phare, I round the bend (pas mal réalisé, par ailleurs).

Thomas Dutronc en concert : musical, drôle et vivant

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Vu hier soir à la salle de spectacles de La Rochelle, Thomas Dutronc et ses deux guitaristes/bassistes/choristes, son violoniste et son batteur, qui, après une première partie d’un humoriste un peu… dommage… nous ont fait profiter d’un peu plus de deux heures de divertissement particulièrement efficace.

Nous parlons donc de jazz manouche, l’ombre de l’ami Django planant sur scène. La qualité des morceaux de Dutronc fils n’est plus à démontrer, la qualité des musiciens sur scène aidant. Mais ce qui fait l’originalité du manouche sans guitare, c’est la mise en scène de son spectacle, que l’équipe a rendu vivant, participatif, et surtout drôle.

Du public imitant la cigale a la lecture passionnée de cartes postales “Chère Mamie”, en passant par l’ode aux frites, on se prend même parfois à attendre la fin d’un morceau un peu longuet pour recommencer à rigoler ! Le décor est lui aussi très réussi, le système vidéo pseudo-amateur mis en place souligne le côté “fait de bric et de broc” très agréable.

Thomas Dutronc sur scène, donc, une mise en scène au poil, des musiciens impeccables, un show à ne pas manquer ! Les billets sont à réserver un peu partout sur le Net !

Crédit photo : Benoît Derrier

Yes Man : Jim Carrey au sommet de sa forme !

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Jim Carrey est certes le clown grimaçant de The Mask ou de Ace Ventura, mais il est aussi l’acteur touchant de Eternal Sunshine of the Spotless Mind ou du Truman Show. Dans son dernier film, Yes Man! de Peyton Reed (premier film de ce réalisateur), Jim Carrey nous fait le plaisir de combiner les deux rôles.

Le pitch : Carl (notre bon Jimmy), simple employé de banque, a une vie médiocre et s’enfonce dans un cercle vicieux : il sort peu, reste dans son train-train quotidien et refuse toutes les opportunités pour sortir de cette routine qui s’offrent à lui. C’est la rencontre d’un vieil ami qui lui conseille un changement de vie radical qui va tout faire basculer : désormais, dès que quelqu’un lui proposera quelque chose, que ce soit un clochard lui demandant son téléphone, sa voisine octogénaire lui proposant une gâterie ou un distributeur de trac lui proposant un concert de bizarre-métal, sa réponse devra être OUI !

Carrey saute ainsi de son rôle de quadragénaire divorcé dépressif à celui d’heureux hippie vivant sa vie au jour le jour. Servi par un casting enthousiaste (dont le manager raté de Flight of the Conchords, idéal), Yes Man! reste un film taillé sur mesure pour Jim Carrey qui lui donne toute son âme.

Un bon divertissement, 1h43 pendant lesquelles on ne s’ennuie pas. A voir à la fin, le superbe générique respectant tous les standards graphiques du moment.

  • Auteur : TiBo
  • Date : 8/12/2008
  • Rubrique : Divers
  • Commentaires : 2

Le Web et ses stars : N’importe qui joue à Mario Kart (en vrai)

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Depuis 2006, Rémi Gaillard écume la Toile avec ses vidéos osées, très osées, avec comme slogan : “C’est en faisant n’importe quoi qu’on devient n’importe qui”. Implacable.

Tout a commencé avec cette vidéo, ou notre héros explique et démontre comment manger gratuitement dans une célèbre chaîne de fast food à la Golden Arch. Le “buzz” fonctionne, les vidéos de Rémi se multiplient, le site officiel nimportequi.com débarque.

Dernier méfait : une partie de Mario Kart grandeur nature, avec lancers de bananes, démarrages en trombe au feu, dépassements à hauts risques et arrivée en fanfare, qui a à nouveau fait le tour des blogs et fait parler d’elle. Le score incroyable est de presque 900 000 vues en 4 jours rien que sur Dailymotion.

C’est ce qui s’appelle faire péter le compteur (à carapaces rouges).

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L’Échange : du grand Eastwood et une bouleversante Jolie

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L’Échange, c’est l’histoire de Christine Collins, mère célibataire en 1928, qui subit l’enlèvement de son enfant. La police de Los Angeles, après 5 mois d’enquête, lui ramène, triomphante, un garçon… qui n’est pas le sien. Je ne vous en dis pas plus, les rebondissements sont tellement nombreux et surprenant qu’on a du mal à croire qu’il s’agit… d’une histoire vraie.

C’est un vrai drame que nous raconte Clint Eastwood, le vieux cow-boy reconverti en réalisateur. On se doute bien que certains détails sont un peu romancés pour coller à l’esprit des toiles hollywoodiennes, mais l’histoire réelle est tellement incroyable que le scénario de film était déjà tout trouvé.

Vous aviez connu Angelina Jolie dans “Tomb Raider” ? Transformation totale ! Elle campe parfaitement le femme des années 20 battante, désespérée, boulversée et bouleversante, et confirme qu’elle est définitivement une grande actrice.

Vous ne sorterez pas indifférent de L’Échange (vu en Version Original, c’est encore mieux, avec l’excellent Malkovitch), qui vaut largement le prix d’un billet. Bonne scéance !

L’Échange, de Clint Eastwood, sorti le 12 novembre 2008, avec Angelina Jolie et John Malkovitch, 2h21.

  • Auteur : TiBo
  • Date : 17/11/2008
  • Rubrique : Visuel
  • Commentaires : 2

Brille brille - Le showreel de VJing

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La vidéo très à la vogue dans le milieu s’appelle le showreel. Un graphiste ou un groupe de graphistes (qu’on appelle généralement un “collectif”) produit une vidéo contenant ses travaux de l’année, le tout sur une bande sonore bien punchy.

Et ça donne généralement quelque chose de très vivant, très coloré, qui raconte parfaitement le travail et le style du ou des producteurs.

Un exemple récent et très réussi : “Brille brille”, par le collectif VJing, composé des graphistes Tetsouille, Onekon7 et Woumpah, sur Prend une photo avec moi, un son de Omnikrom (remix de Le Matos Mauviette).

Enjoy !!

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Beatbox sur John Williams et Mickaël Jackson

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François Macré et Corey Vidal ont (au moins) trois points communs : ils sont fans, travailleurs et ont le sens du rythme.

Pour Corey, ce sont les musiques de film de John Williams (donc entre autres Star Wars, Indiana Jones, Jurassik Park…), pour François, c’est le Thriller de Mickaël Jackson, l’album le plus vendu de l’histoire de la musique.

Alors ces deux jeunes hommes ont pris les moyens qu’ils avaient autour d’eux, en l’occurrence une caméra, un logiciel de montage et leur talent, et ont reproduit à la bouche les sons de leurs chansons favorites.

Cela donne des résultats plutôt originaux, qui auraient pu rester dans l’anonymat, si le média Internet n’étaient pas passé par là. Les voilà donc propulsés comme nouveaux “buzz”, circulant de blog en blog. C’est ça, aussi, le miracle Internet…

  • Auteur : TiBo
  • Date : 2/10/2008
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

The Flight of the Conchords !

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The Flight of the Conchords (ce nom est un jeu de mot multiple : “flight of the condor”, “flight of the Concorde”, “chord” (accord en musique), “conchord” (harmonie)…) est un duo néo-zélandais, composé de Jemaine Clement (basse et chant) et Bret McKenzie (guitare sèche/électrique et chant).

Musicalement, leur album est composé de nombreux genre, allant du ragga à la pop, en passant par le rap ou la chanson romantique pour midinette (Leggy Blonde). Mais c’est surtout le texte qui mérite notre attention, et ses paroles aux jeux de mots hilarants et aux petites histoires ironiques, aux subtilités humoristiques piquantes. Alors, bien sûr, c’est en anglais, donc c’est moins facile de tout saisir, pour nous francophones.

Le départ d’une collègue de bureau, les expressions françaises perçues par les anglophones, une nuit d’amour ratée, le futur lointain envahit par des robots… les thèmes des chansons sont loufoques, et c’est bien ce que recherchent nos deux compères.

Mais Flight of the Conchords, c’est aussi le nom d’une série TV, mettant en scène Bret et Jemaine dans des péripéties américaines. Ils jouent en fait leurs propres rôles, et ont la gentillesse de glisser deux ou trois de leurs chansons dans chacun des 12 épisodes de la première et pour l’instant unique saison.

Et c’est là que le groupe prend toute sa saveur. La signification de toutes les chansons sont là. Mel, leur seule et unique fan, fait des siennes. Leur producteur miteux leur obtient un concert par trismestre dans une hôtel désert. Et on se régale du début à la fin.

La série a été diffusée au début de l’année sur TPS Star, mais, en attendant les rediffusions, vous pouvez retrouver quelques éléments sur le site officiel d’HBO (la chaîne américaine ayant produit la série), et via quelques podcasts vidéo sur iTunes.

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