
Une première partie laborieuse (quoi que son MySpace rend mieux que sur scène) fait bondir en quelques minutes le taux d’impatience de voir THE artiste. Ce n’était pourtant pas le cas d’Hocus Pocus au Krakatoa, où la première partie était d’une étonnante qualité. Bref, ajoutez à ça une absence de 4 ans de notre cher ami Tété : ses fans ont eu le mérite d’attendre.
Il faut dire qu’il nous l’a bien rendu. 21h30, trois silhouettes débarquent sur scène, dont une reconnaissable parmi toutes. Chapeau, lunettes, barbichette, et une manière de saluer qui lui est propre. Un choix de première chanson étonnant, « L’envie et le dédain », comme si le fait de l’avoir chanté des milliers de fois lui avait donné l’envie de s’en débarrasser. Des titres de son dernier album suivent, ponctués par les hymnes des précédents. 3 musiciens suffisent à égaler la puissance de ses albums : Tété est un guitariste hors pair qu’il est aujourd’hui rare de trouver dans la fameuse variété française.
Cet enchaînement choisi de morceaux a permis de mettre en lumière sa fidélité auprès de son public par un talent qui ne trompe pas, un univers bien particulier qu’il est difficile de percer mais qui ne nous lâche plus une fois que l’on s’est accroché. Son succès aurait pu le diriger vers des chemins commerciaux, mais toujours contrés par un profond respect pour la musique, la culture et le voyage (tournées en Chine, aux Etats-Unis, où il a d’ailleurs enregistré ce dernier album).
La distance est un des éléments clés de Tété, à qui l’on souhaite du succès ad libitum…
