Edi, Siméo et Manu Larrouy le temps d’une soirée au Glaz’art

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Glazart

Ce mardi 28 avril, la petite salle intime (et retirée !) invite les trois artistes à partager sa scène, pour une soirée spéciale Live Boutique.

Edi ouvre la danse, avec son slam engagé mais peut-être trop sombre. La demi-heure pendant laquelle il joue est d’une durée idéale pour le découvrir sans faire une overdose de noirceur. En mai/juin, il jouera de nouveau ses textes poignants en première partie d’Abd Al Malik - rien que ça !

Siméo prend la relève après s’être fait un peu attendre. La majorité du public est là pour lui ce soir ; les cris hystériques féminins en témoignent, les appareils-photo fébriles aussi. Pour la première fois, on le découvre sur scène en groupe, lui qui jouait seul de ses boucles et instruments insolites… Il se sent comme chez lui, sourit, rit même, sautille, se grise de l’ambiance : “j’ai envie de tous vous manger, de vous épuiser !” Pendant une heure, il assure un set remarquable et présente son nouvel album - le troisième, qui arrive enfin et sera dans les bacs en septembre/octobre prochains.

Enfin, Manu Larrouy monte sur scène : difficile pour lui d’hériter d’un public ravi mais épuisé… A ma grande surprise, je découvre à ses côtés le talentueux Pierre Lebourgeois, fidèle violoncelliste/bassiste de Nosfell. Alors, avec des mélodies simples et efficaces, une complicité et un humour sans faille, ils entraînent l’audience dans son univers de mec à la cool, avec un titre-phare qui fera certainement un carton cet été. Sortie de l’album prévue le 08 juin !

Glaz’art, 7/15 avenue Porte de la Villette, 75019 Paris

Les Kid Bombardos en live

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Vus hier soir, mercredi 30 avril, en concert au Pop in, dans le XIème arrondissement parisien, les Kid Bombardos, ce groupe bordelais très familial (puisqu’il comporte trois frangins). Leur musique s’inscrit dans une tendance rock indie pas du tout désagrable à l’oreille, et fait surtout preuve d’une maturité incroyable étant donné l’âge du groupe et de ses musiciens, dont la moyenne d’âge est en dessous de la vingtaine.

Dans un cadre plutôt glauque de prime abord, mais finalement très chaleureux, et devant une soixantaine de spectateurs, les Bombardos se sont vaillament illustrés avec une prestation pas extraordinaire, mais une musique tellement délicieuse, le son métallique de la deuxième guitare caractérisant le son de nos quatres compères, et le batteur, pourtant benjamin du groupe, plus incroyable que jamais.

Surprise en fin de concert : le groupe, pourtant jeune et débutant a réussi à être produit en… vinyles ! A l’heure de l’avènement de la musique dématérialisée, on peut se poser la question de la pertinence de ce choix, qui doit certainement freiner bon nombre d’acheteurs.

Pour découvrir les Kid Bombardos, direction leur MySpace.

Le clip de leur chanson phare, I round the bend (pas mal réalisé, par ailleurs).

Nneka, victim of truth ?

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Nneka

Victim of Truth tourne en boucle dans mes baffles et mes écouteurs. Ce premier album de l’incroyable Nneka, dont j’ai déjà retranscrit le charisme fou sur ce blog, est un trésor de sincérité et de force. Même si son actualité est tournée vers son deuxième et dernier album No Longer At Ease (2008), Victim of Truth (2005, chez Yo Mama’s Recording/Four Music/Nocturne) est si marquant que je ne peux pas m’empêcher de vous faire partager cette merveille reggae/hip-hop soul.

Seize pistes pour soulager sa douleur. Peines de coeur, souvent sources d’inspiration pour les artistes, mais aussi et surtout la dénonciation de la situation de son pays natal, le Nigeria. Sur scène, Nneka explique qu’elle ne chante pas la misère de son pays avec la facilité de la sécurité et du confort européens. Non, elle l’a vécue, “the shit”. Et elle lui a inspiré des titres poignants comme “The Uncomfortable Truth“, “Africans“, “Showin’ Love” ou “Warrior“. On retrouve également ces chansons à la première personne, que l’on se prend en pleine face et qui nous nouent le ventre. “Confession” et particulièrement “God of Mercy” sont renversantes de dépouillement et de sincérité et rejoignent la liste des chansons pleines de foi, de croyance, de (dés)espoir, qui ne devraient pas me toucher et qui pourtant sont, pour moi, les plus bouleversantes.

Conférence sur l’histoire du rock au Sans Réserve

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Vous en rêviez, le Sans Réserve l’a fait. Vous adorez la musique, son histoire, parler de ça pendant des heures autour d’un demi, écouter des morceaux cultes du bon vieux rock’n’roll 50’s - 60’s pour se ballader ensuite dans les années pop, psyché, funk, hard, new wave… Bref ! Le Sans Réserve de Périgueux peut se vanter d’organiser une conférence sur l’histoire du rock, voire de la musique tout court, contée par Christophe Brault le mardi 28 avril à 18h30.

… il parcourra l’âge d’or du Rock’n’Roll de 1955 à 1958 pour ensuite présenter la première époque dite de transition de 1959 à 1963 avec des styles aussi variés que la Soul, les Girls Groups, le Twist, la Surf Music et le Folk. Puis, le temps des années 60, sacrée période, ira de 1964 à 1971. On y trouve d’un côté les Beatles, la Pop Music Anglaise avec toutes ses stars et ses divers courants, des Rolling Stones aux Who, des Kinks aux Yardbirds, etc… De l’autre côté, la réponse américaine se fait avec les Beach Boys, les Byrds, Bob Dylan… La musique psychédélique sera, bien sûr, au programme avec Jimi Hendrix puis le Velvet Underground ainsi que quelques groupes anglais comme Cream, Pink Floyd… Christophe Brault abordera la transformation de la Soul en Funk, via James Brown et le passage du rock psychédélique vers le Rock Progressif, ce qui conduira aux années 70, à Led Zeppelin et Deep Purple pour le Hard Rock, à David Bowie et T.Rex pour le Glam, à Neil Young et aux premiers « songwriters », et aux grandes stars de la soul 70’s comme Stevie Wonder ou Marvin Gaye. Puis ce sera le renouvellement des générations avec le mouvement Punk Rock de 1977, sa suite en « New Wave » de 1978 à 1983. Les années 80 et leur deux facettes, côté clair avec Dire Straits, Madonna, Prince et Michael Jackson, et côté obscur avec les Smiths, Jesus & Mary Chain, Sonic Youth et les Pixies. Le grunge ne sera pas oublié avec Nirvana, le métal avec Metallica et le Hard Rock évidemment avec AC/DC. Les années 90 seront évoquées avec le mélange Électro Rock, Björk, Nick Cave, Beck, Massive Attack et quelques autres. L’histoire prendra fin avec la nouvelle génération, arrivée en 2001 avec les Strokes, les Libertines et les White Stripes.

Plus d’infos sur la salle de concert Le Sans Réserve

Documentaire : Le phénomène des blogs

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Dans la cadre du DUT Services et Réseaux de Communication de Bordeaux (www.srcbordeaux.com) et pour l’association BlogCamp Bordeaux (bordeaux.blogcamp.fr), Fanny Dubrey et moi-même avons réalisé un documentaire de 47 minutes sur le phénomène des blogs.

Avec la participation de : Charlotte Moreau alias Balibulle, Cyprien Iov alias Monsieur Dream, Anne Lataillade alias Papilles et Pupilles, Gonzague Dambricourt, Thomas Clément, ainsi que Thomas Parisot et Matthieu Llorens (AT Internet).

Pour plus de renseignements, c’est sur mon blog !


Documentaire : Le phénomène des blogs
envoyé par BeatriceValero
  • Auteur : Yuna
  • Date : 16/04/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

Sliimy, chanteur français de pop anglaise

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Sliimy

Sliimy n’est effectivement pas Monsieur Muscle, mais bouscule les ondes et autres Deezer avec son titre-phare Wake up. On le présente comme le Mika français, avec sa pop acidulée, ses habits colorés, sa voix aiguë mais puissante et son homosexualité affichée.

Il suscite énormément de réactions. Il a en effet beaucoup fait parler de lui avec sa reprise de Womanizer, diffusée et rediffusée sur le Net. Et quand beaucoup l’adorent, ceux qui n’avaient pas supporté l’excentrique Mika le détestent. D’autres dénoncent son univers très largement emprunté de la pop du chanteur anglais, mais aussi inspiré des titres de Kate Nash.

Pourtant, quand on considère qu’un artiste n’est pas dans l’obligation d’avoir le monopole de son style et que Sliimy n’a pas la prétention de transcender les genres musicaux, Paint your face est un premier album plutôt réussi. Enregistré “au feeling” dans le mini-studio de Feed, son compagnon musical, il est composé de douze titres aux mélodies entêtantes. Wake up, Magic game, Our generation, Every time ou Trust me sont très efficaces et complètent des chansons plus douces comme Tic tac ou See U again.

Tati à la Cinémathèque - “Deux temps, trois mouvements”

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Le cinéma de Tati, c’est une attention de l’œil obtenue par l’ouï

Prenez un plan large où différentes actions se superposent, s’entremêlent, se gênent même. Que regarder dans cette pluralité de signes et de figures ? A coup de zooms sonores, Tati nous donne la réponse et guide pas à pas l’œil sur ce qu’il ne pourrait discerner sans un bruit repérable. Ainsi de cette activité grouillante au début de Playtime où un aéroport tout de plexiglas accueille des silhouettes en transhumance. Qui aurait cru qu’une étiquette remuante, dépassant de la valise d’un personnage, attirerait un instant les regards ?

Par petites touches, Tati est un poète de l’attention. Il aura inspiré les plus grands : David Lynch ou Paul Thomas Anderson lui doivent beaucoup et ne s’en cachent pas. Il était normal qu’à une époque où l’hémorragie (audio) visuelle affaiblit la vigilance du regard, la Cinémathèque Française rende hommage au cinéaste.

Au menu : rétrospective, atelier jeune public, exposition… quelques jour de fêtes au musée Langlois.
Durée : du 8 avril au 3 août 2009
Plus d’informations : La Cinémathèque française

Thomas Dutronc en concert : musical, drôle et vivant

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Vu hier soir à la salle de spectacles de La Rochelle, Thomas Dutronc et ses deux guitaristes/bassistes/choristes, son violoniste et son batteur, qui, après une première partie d’un humoriste un peu… dommage… nous ont fait profiter d’un peu plus de deux heures de divertissement particulièrement efficace.

Nous parlons donc de jazz manouche, l’ombre de l’ami Django planant sur scène. La qualité des morceaux de Dutronc fils n’est plus à démontrer, la qualité des musiciens sur scène aidant. Mais ce qui fait l’originalité du manouche sans guitare, c’est la mise en scène de son spectacle, que l’équipe a rendu vivant, participatif, et surtout drôle.

Du public imitant la cigale a la lecture passionnée de cartes postales “Chère Mamie”, en passant par l’ode aux frites, on se prend même parfois à attendre la fin d’un morceau un peu longuet pour recommencer à rigoler ! Le décor est lui aussi très réussi, le système vidéo pseudo-amateur mis en place souligne le côté “fait de bric et de broc” très agréable.

Thomas Dutronc sur scène, donc, une mise en scène au poil, des musiciens impeccables, un show à ne pas manquer ! Les billets sont à réserver un peu partout sur le Net !

Crédit photo : Benoît Derrier

Benjamin Siksou à la Rock School Barbey, Bordeaux

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Le fameux finaliste de la Nouvelle Star saison 6, qui faisait baver Lio (et toutes les autres) à chaque prime, a donné rendez-vous à ses fans et autres curieux de voir son joli minois sur scène un certain jeudi 2 avril à la Rock School Barbey de Bordeaux.

Annoncé à 20h sur le billet, je me rends donc à la salle de concert pour… 19h55. Arpentant le Cours Barbey, à une centaine de mètres de ma destination, ma myopie me laisse apercevoir des petits points, beaucoup de petits points, devant la salle. “Ah ouais, y’a du monde quand même” s’exclame une jeune fille qui me passe devant. Oui, chère demoiselle, Siksou fait complet ce soir. Il n’a pas sorti d’album, ni gagné la Nouvelle Star, et arrive quand même à faire des dates complètes et être numéro 1 des plates-formes de téléchargements avec un (le seul) single, My Eternity.

Arrivée à destination, je suis happée par un océan de filles… et de piaillements. J’aperçois tout de même deux ou trois têtes masculines, étonnamment fières d’attendre au milieu de ces balayages blonds. Les portes s’ouvrent. Musique.

Première partie : Joyce Jonathan. Très jolie voix, mais je n’accroche pas à ses compositions… Pour l’anecdote, cette jeune artiste a été découverte par le site MyMajorCompany, et est une amie personnelle de Benjamin Siksou.
Elle s’en va, sous les applaudissements du public conquis, mais qui s’impatiente de voir son Roméo.

Noir. Cris.

benjamin-siksou1Benjamin Siksou apparaît, dépeigné, t-shirt vert. Il est minuscule, presque moins beau qu’à la télé (hé oui, moi aussi j’ai été séduite devant mon poste, vous croyez quoi). Son calme et son feeling soul s’opposent parfaitement aux cris du public. À croire que les opposés s’attirent…

Siksou commence par un morceau où il se montre diablement excité et en forme, comme s’il était soulagé de chanter, qu’il n’attendait que ça. On sent un plaisir immense d’être ici devant nous, ce soir. Le bassiste et le batteur qui l’accompagnent semblent vivre le même plaisir.

Je ne sais plus exactement quel morceau a suivi, mais la setlist était composée de reprises et de compositions, toutes de très bonne qualité. Pour les reprises, nous avons eu droit aux fameux Just the two of us, Madame rêve, You got me… Les compositions semblaient couler de source, avec justement une pointe de Bashung perdue dans un mélange de soul, de jazz et de folk. Le seul titre que je peux mentionner est On the ground (plus d’1 million de lectures sur son myspace).

D’abord charmée par le personnage principal, j’ai été très vite aveuglée par le talent du bassiste, Aurélien Barbolosi. Charismatique et surtout extrêmement bon, il est, je pense, l’atout du son que nous offre Siksou ce soir. Sans lui, les morceaux n’auraient pas du tout la même allure et surtout la même qualité. Bref, enivrant.

Ce qui est également frappant ce soir, c’est l’aisance du chanteur sur scène. Bien que le dialogue avec le public peine à s’instaurer, on perçoit clairement l’habitude qu’a Benjamin de la scène. Il ne faut pas oublier que ce parisien de 22 ans a été repéré par les chasseurs de tête de la Nouvelle Star. Il avait donc fait son petit chemin avant l’émission et ne comptait donc même pas s’inscrire. En l’observant sautiller ce soir sur la scène de Barbey, je me dis que son destin était tout tracé avant même de passer devant le jury. Un talent pareil ne pouvait qu’aller aussi loin.

My Eternity commence, il suffira d’une seule note pour que le public reprenne en choeur cette mélodie si particulière et propre à l’univers de l’artiste… Through the corridor where we talk between the door… Nous la chantons comme des élèves qui réciteraient une comptine à leur maîtresse.

Bref, le concert se termine avec un évident rappel, puis un autre, suivi d’un “je suis désolé mais je n’ai plus de chansons… bon, on se refait My Eternity alors…”. Peut-être un signe que Benjamin Siskou ne s’attendait pas à autant de succès et de reconnaissance en sortant de la Nouvelle Star.

J’ai envie de terminer cette critique par un jeu de mot signé Nours : je vous le confirme, Benjamin n’est pas un chanteur à trois francs siksou…

Nosfell, bientôt de retour dans les bacs et sur scène

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Nosfell

Le personnage est très attendu. The Nostrum Fellow annonce la sortie de son nouvel album pour juin 2009.

Après deux magnifiques opus studio, Pomaie Klokochazia Balek et Kalin Bla Lemsnit Dunefl Labyanit, ainsi qu’un CD/DVD live enregistré à Bruxelles, Nosfell n’a plus à faire ses preuves. Ses spectacles (oui parce que ce ne sont pas que des concerts) sont réputés pour être des voyages sensuels et sensitifs (voir la vidéo ci-dessous), à la rencontre de son univers très personnel composé de personnages intrigants, de terres inconnues, du mélange de Klokobeltz, de français et d’anglais, de voix aiguës et graves, de cris déchirés, de lumières vives puis tamisées…

Le teaser publié sur le site officiel nous dévoile la présence de Pierre Lebourgeois, son inconditionnel violoncelliste et bassiste.

Une tournée est d’ores et déjà en préparation.

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