You Got Me (Moving), l’album pop solo de Medi

Mots-clé : , , , , ,

Medi

Deezer m’a réservé une surprise ce matin : un album de Medi, mais Medi tout seul. Medi, c’était jusqu’alors pour moi un fou parmi les fous du Medicine Show, mais aussi le super-batteur du super-Charlie-Winston. Découvert en 2009 sur la scène de la Cigale en première partie du londonien au chapeau, je l’avais de nouveau applaudi au Point FMR puis à un deuxième concert du Hobo à Bordeaux. Il m’avait alors parlé de la signature d’un album avec le label Atmosphériques. Loin de moi l’idée d’un album solo !

Intitulé You Got Me (Moving), il porte bien son titre et propose douze pistes oscillant entre soul “pour son énergie” et pop “pour ce qui est du songwriting : couplets-refrain-pont“. C’est un opus divertissant, certes pas très novateur, mais qui n’a pas la prétention de l’être. Les fans sauront reconnaître sept (!) titres comme “I Know What You Did“, “Say The Word” ou “Like A Runaway“. Les non-initiés relèveront la ressemblance frappante avec Lenny Kravitz. Les nouveaux titres sont rafraîchissants même si, à mon sens, il manque des tubes solides comme “Stop Me Right Now” ou “Love’s A Selfish Queen“. Retrouver la voix et l’accent de Medi fait bien plaisir, mais je regrette le grain de folie de Dani et des autres, ainsi que leur influence rock des années 70…

Finissons tout de même avec une note plutôt positive : découvrez ci-dessous le très sympathique clip du très sympathique premier single : “How would you do it” !

La vie au ranch

Mots-clé : , ,

lavieauranch

Une enfilade de soirées : on glande, on se marre, on pleure, on se saoule. Un petit break en auvergne et un épilogue à Berlin.

Plein feu sur la (télé) réalité crue d’une bande (à part) de copines étudiantes, dilettantes et attachantes. Si ce n’est le procédé original de son auteur, qui a enregistré de véritables situations par la suite réécrites et rejouées, on ne retient malheureusement que ça : une justesse de ton et de situations, la vie délocalisée sur grand écran. Une prouesse ? Non, un procédé qui plaît.

Il suffit de prendre la chronique pour l’histoire, le conflit études/glandouille et je t’aime/je t’aime plus pour l’intrigue, la potacherie estudiantine pour des dialogues bien menés, un groupe de nana pour des personnages attachants, des plans serrés sur un visage pour les captations juste d’un montage recherché. Voilà un bon film. Un bon film sans consistance. Du social ? Toujours facile d’appuyer sur le malaise sociétal avec les jeunes.

La paire inséparable du docu-fiction reste un gage de qualité française, mais pour combien de temps encore depuis plus de cinquante années de bons et loyaux se(r)vices ? Ne met-elle pas ici à jour ses propres limites ?

Puis à force, on connaît Paris.

_______________________

Plus d’informations sur ce film ici.

One, le nouvel album de Patrice

Mots-clé : , ,

Patrice - One

« One » est un de ces albums que l’on écoute en boucle et sans se lasser. A chaque écoute, notre oreille est séduite par ce métissage culturel qui caractérise si bien la musique de Patrice. Si l’artiste, s’autoproclamant d’ailleurs « citoyen du monde », possède cette signature multiculturelle depuis le début de sa carrière, « One » s’impose comme étant un digne représentant de la musique afropolitaine telle que Patrice la perçoit et la répand autour de lui.

« One », c’est la recherche de l’équilibre parfait entre les sonorités africaines et européennes. C’est aussi une richesse qu’on découvre et redécouvre à chaque écoute : la précision des mots, la finesse des mélodies et la présence de rythmes enivrants. Patrice y est plus incisif : sa musique est plus précise, mais cela ne veut pas dire qu’elle est simple ou dénudée. L’orchestre de cordes que l’on peut entendre notamment sur le titre « Walking Alone » en témoigne.

L’album est une épopée entre l’Europe et l’Afrique. Il rassemble des sons différents pour ne former qu’Un. Cette unité, on la retrouve également dans la construction de l’opus. Il faut en effet considérer ce travail dans son ensemble. L’album s’ouvre avec « The Maker », s’envole avec des chansons comme « New Day », « Nobody Else’s » ou « Nothing Better », et se referme en douceur avec le titre « Visions », ou avec l’incroyable morceau-sans-fin « My L » sur l’édition limitée.

Et ce n’est pas tout. Les fans de la première heure pourront retrouver les influences plus roots de Patrice sur des morceaux très rythmés comme « Kingfish », « Knockin’ », « Wiggle & Rock » ou « Ten Man Down », que l’on a d’ailleurs d’abord pu découvrir en concert pendant le Free PatriAtion Tour. Ils seront également ravis d’écouter des versions acoustiques de certains titres sur le deuxième CD de l’édition collector.

A l’occasion de la sortie de ce sixième opus, son ami l’artiste JR a réalisé pour lui une œuvre impressionnante qui est au centre du clip de la reprise « Ain’t Got No (I Got Life) » et dont la photographie enveloppe l’album. Sur le devant de la pochette, la façade des amplis. Au dos, l’arrière. Et entre ? Ce que Patrice considère comme son « meilleur album ». Sa musique. « One » music.

Patrice by JR

L’Autre Rive de Giorgo Ovashvili

Mots-clé : ,

autre_rive

Il ne suffit pas de jouer à l’enfant pour émouvoir. Je me dresse ainsi contre une bande-annonce qui me parvient ces jours-ci. J’y vois des gosses qui se veulent touchants par le simple fait d’être gosses et de séduire le public au service d’un contenu qui se veut grave. Le cinéma français ne comprend pas que l’émotion transite ailleurs. Tant pis pour lui, il devrait regarder plus attentivement l’opacité troublante de ce gamin qui louche : Tedo, il s’appelle. A douze ans, à la recherche de son père, il regagne son pays natal, l’Abkhazie, quand la guerre sévit encore en Géorgie.

Ce n’est pas tant l’argument du fiston à l’abandon qui donne sa puissance au film mais son inscription dans un paysage trop vaste pour lui, sa rencontre avec des êtres porteurs de bonté ou de menaces, cette idée fixe marquée sur son visage. Présence nette, frontale, qui ne laisse rien filtrer, sinon le but qu’elle s’est donnée d’atteindre ; là chemine Tedo, face/profil, yeux serrés sur un rêve, démarche du fonceur ou de celui qui fait semblant de ne ni entendre ni parler pour échapper à la vigilance des autres. On pourrait dire de lui qu’il s’est trop tôt endurci, qu’il en a oublié sa fragilité d’enfant.

Que l’on se détrompe et c’est là que le réalisateur, Giorgo Ovashvili, trouve chez son petit acteur une grande justesse de jeu : un léger entrebâillement de la bouche et Tedo sourit pour la première fois à cette femme qui lui inspire confiance. Qu’un timide sourire soit à ce point un évènement, où chercher davantage la grâce que dans l’éclaircie d’un visage ?

Puis, la fragilité se creuse encore, jusqu’à la crise de larmes et l’élan désordonnée de la danse finale. La cuirasse se fend par endroit et le cinéaste a tenté, à l’image de ces espaces blessés, d’être attentif à la moindre fissure d’un personnage qui, à défaut d’être un enfant, ne joue jamais à l’être.

  • Auteur : Béa
  • Date : 10/05/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

Tété de passage au Krakatoa

Mots-clé : , , , ,

tete_avlart2

Une première partie laborieuse (quoi que son MySpace rend mieux que sur scène) fait bondir en quelques minutes le taux d’impatience de voir THE artiste. Ce n’était pourtant pas le cas d’Hocus Pocus au Krakatoa, où la première partie était d’une étonnante qualité. Bref, ajoutez à ça une absence de 4 ans de notre cher ami Tété : ses fans ont eu le mérite d’attendre.

Il faut dire qu’il nous l’a bien rendu. 21h30, trois silhouettes débarquent sur scène, dont une reconnaissable parmi toutes. Chapeau, lunettes, barbichette, et une manière de saluer qui lui est propre. Un choix de première chanson étonnant, « L’envie et le dédain », comme si le fait de l’avoir chanté des milliers de fois lui avait donné l’envie de s’en débarrasser. Des titres de son dernier album suivent, ponctués par les hymnes des précédents. 3 musiciens suffisent à égaler la puissance de ses albums : Tété est un guitariste hors pair qu’il est aujourd’hui rare de trouver dans la fameuse variété française.

Cet enchaînement choisi de morceaux a permis de mettre en lumière sa fidélité auprès de son public par un talent qui ne trompe pas, un univers bien particulier qu’il est difficile de percer mais qui ne nous lâche plus une fois que l’on s’est accroché. Son succès aurait pu le diriger vers des chemins commerciaux, mais toujours contrés par un profond respect pour la musique, la culture et le voyage (tournées en Chine, aux Etats-Unis, où il a d’ailleurs enregistré ce dernier album).

La distance est un des éléments clés de Tété, à qui l’on souhaite du succès ad libitum

Cannes, au dépaysement de son président

Mots-clé : ,

cannes2

Est-ce qu’un laquais intrépide mènerait au bal quelques comédiennes en fleurs et au sommet des marches, rougies par le soleil de la côté, leur crierait : « Z’êtes au’rtard, terriblement au’rtard… ».

Au pays imaginaire cannois, de fraîches comme de plus très jeunes Alices, avec ou sans chapelier à leur bras, figurent toujours la première image des cérémonies. Vient ensuite le tapis rouges puis les crépitements accompagnateurs. Puis les récompenses. Mais au départ, il y a quand même les films, ne l’oublions pas.

Parmi les nominés, trois français dont deux acteurs/réalisateurs : Xavier Beauvois et Matthieu Amalric. L’anglais Mike Leigh, quant à lui, revient après Vera Drake avec Another Year, fidèle à sa touche socio-anglophile et aux comédiens qui l’accompagnent.

De l’autre côté de l’Europe, Les Etats-Unis seront surtout représentés par Doug Liman. Après le très réussi La mémoire dans la peau, il s’attaque avec Fair Game à une mémoire beaucoup plus contemporaine et délicate ; l’affaire Valérie Palme Wilson sous le gouvernement Bush. Au casting, pour la troisième fois ensemble, Sean Penn et Naomi Watts. Le Mexicain Inarrittu, qui avait dirigé les deux comédiens sur 21 grammes concoure également cette année avec Biutiful.

Quant à l’Asie, rien moins que les noms de Im Sang-Soo, Lee Cang-Dong et Takeshi Kitano, actuel locataire de la Fondation Cartier.

Le plus attendu reste encore un habitué de la Croisette, le cinéaste Iranien Abbas Kiarostami, et à ses côtés, une autre habituée, peut-être la vraie Alice du lot, Miss Juliette Binoche. Mais l’ouverture de la compétition sera au diapason d’un autre Disney : Robin Hood.

Enfin de ce bal annuel, Monsieur le président Tim Burton pourrait se sentir bien seul sans sa compagne et son Johnny dans la troupe toujours éclectique du jury. Qu’à cela ne tienne, sa fantaisie rêveuse aura raison des pronostics d’usage. A vos paris !

  • Auteur : Yuna
  • Date : 28/03/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

Soutenez la production du premier album de Madi Jaggae

Mots-clé : , , , , ,

Madi Jaggae

Si vous avez suivi de près ou de loin l’émission Nouvelle Star (M6) ces deux dernières années, vous vous souviendrez certainement de Mahdi.

En 2008, j’avais été séduite par cet ovni venu interpréter du Tool a capella (puis du Boubacar Traoré… quand même) et j’avais lâché l’émission quand il avait annoncé son abandon une semaine plus tard, lors de l’étape du théâtre. Alors, quand j’ai aperçu ce visage familier lors des auditions 2009, quelle n’a pas été ma joie ! J’ai suivi de près l’évolution de cet artiste qui avait tout pour aller loin… mais la production n’était apparemment pas du même avis.

Qu’à cela ne tienne, Mahdi est un battant : il y a deux jours, j’ai reçu un message sur MySpace qui annonçait son inscription sur le site du label participatif MyMajorCompany. C’est ici, et vous pouvez y écouter quatre de ses compositions, dire ce que vous en pensez, en parler autour de vous et surtout… le soutenir ! L’objectif est de rassembler 100 000 euros, mais déjà à partir de 500 producteurs (à 10 euros la participation minimum) il bénéficierait d’une mise en avant sur le site. A vous de jouer !

Shutter Island, l’île aux images

Mots-clé : , , , , ,

shutter_island

Toute image a son mirage : passé (souvenir), pas encore là (avenir) ou pas vraiment là (avatar). Dans ce tournoiement visuel porté par le cumul des époques, par l’invasion des écrans, les regards n’auraient presque pour repères qu’hallucinations permanentes. Ce mille-feuille de la vision, Martin Scorsese le démonte sans garde fou dans Shutter Island. Son îlot est plein des coffres de sa cinéphilie, mais aussi des péripéties schizophrènes de son personnage. Au terminus, le spectateur est repu, il ne lui reste plus qu’à rêver, supputer, élaborer ses propres images.

S’il est cinéphile, il partira à la chasse aux références. De l’âge d’or hollywoodien aux vertiges hitchcockiens en passant par les dissonances kubrickiennes, la nouvelle vague française, jusqu’aux récents films d’horreurs, les citations abondent, s’enchaînent, s’intercalent avec réflexion, rythme et virtuosité. Scorsese connaît son outil et mobilise ses classiques avec la gourmandise d’un enfant du cinéma.

Mais ce qui est intéressant à prendre en compte dans cette cueillette aux images revisitées, c’est le point de vue complètement nu du non cinéphile. Sans regard critique, sans références anticipatoires, sans le tournoiement visuel de l’érudit, que lui reste-t-il à voir ? Eh bien, le même casse-tête imagier que le cinéphile qui guette la citation, mais seulement du point de vue de l’intrigue, et surtout du personnage.

Apologie des reprises, discours sur l’impossibilité de contourner les références, d’abolir la vision éclatée d’aujourd’hui, le dernier Scorsese ne se mord cependant pas la queue. Prenons ce plan de fin : un tapis de mer, un phare qui s’élève, finesse et clarté du trait, verticalité sur horizontalité. Mathématique. Propre. Tout ça pour ça. Le chaos d’images se clôt ainsi, la vision du héros a repris ses droits sur un paysage aussi convenu qu’une carte-postale. Le twist scorsesien a l’art d’apaiser la vision et nous laisse alors, défaits de tous ces méandres, avec cette seule image d’une collaboration féconde entre un cinéaste et un comédien.

  • Auteur : Yuna
  • Date : 19/02/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 8

Le groupe Volo en interview à Bordeaux

Mots-clé : , , , ,

Volo

Jeudi dernier (le 11 février), les frères Volovitch nous ont accueillis dans leur loge de la Rock School Barbey avant leur concert bordelais. C’était l’occasion pour nous de réaliser une interview “Les internautes ont la parole” à partir de commentaires relevés sur Internet. Les deux frangins se sont gentiment pris au jeu et ont même interprété un de leurs titres en acoustique !

(re)Découvrez donc Volo dans cette vidéo :

Dexter élargit son public

Mots-clé : , , ,

dexter_bon

Depuis quelques temps, vous avez certainement croisé le visage angélique d’un certain Michael C. Hall sur les panneaux d’affichage de votre ville, et ceci pour une bonne raison : la nouvelle saison de Dexter débarque sur Canal +.

Mais si la publicité expose le personnage avec un bébé sur les épaules, les spectateurs de TF1 vont découvrir le héros bien avant sa paternité : la chaîne privée va diffuser la première saison de la série à partir du 15 février 2010.

Mais qui est Dexter ? Nom de famille : Morgan. Profession n°1 : expert scientifique du service médico-légal de la police de Miami. Profession n°2 : tueur en série… mais pas n’importe lequel. Cet amoureux du sang se veut être un justicier en ôtant la vie des autres tueurs en série.

Avec une profonde réflexion sur l’enfance, la solitude, la famille et le secret, cette série américaine met en scène des acteurs charismatiques autour de scénarios surprenants de saisons en saisons.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les Golden Globes 2010 ont remis le prix du meilleur acteur dans une série dramatique à Michael C. Hall, qui arborait un bonnet noir pour cacher le traitement de son cancer du système lymphatique. Mais aucun souci à se faire pour l’avenir de la série, la saison 5 est en route !

© 2009 Allons vers l’art. Tous droits réservés.

Ce blog est propulsé par Wordpress et Magatheme par Bryan Helmig.