Margaux Motin vous donne rendez-vous

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C’est l’histoire d’une “illustratrice qui blogue” (et non le contraire) qui fait rire quotidiennement ses fidèles lecteurs par des anecdotes tirées de sa vie personnelle. Son succès est tel qu’elle décide un jour de publier un ouvrage chez un éditeur, intitulé “J’aurais adoré être ethnologue”. Elle ne l’est pas devenu, pour notre plus grand bonheur : ce livre est juste une petite merveille remplie d’humour et d’énergie, où vous vous reconnaîtrez forcément une fois. Par “vous”, j’entends les filles, les garçons, les parents, les enfants. En effet, les petits récits illustrés de Margaux Motin mettent en scène son compagnon, sa fille, ses copines, ses parents, ses grands-parents…

Pour couronner le tout, l’artiste nous donne rendez-vous avec Pacco dans plusieurs Fnac pour une séance de dédicace, dont les prochaines séances sont :

- le Mercredi 17 février à Lyon, Fnac Bellecour à 16h
- le Vendredi 26 février à Bordeaux, Fnac à 15h (j’y serai !)
- le Mercredi 3 mars à Lille, Fnac à 16h
- le Vendredi 5 mars à Brest, Fnac à 14h30
- le Mercredi 10 mars à Paris, Fnac Italie 2 à 15h30

Son blog, c’est ici. Pour acheter son livre, c’est ici. Enjoy !

Serpentine, le premier album d’Okou

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Okou, c’est le duo composé de la chanteuse Tatiana Heintz et du guitariste Gilbert Trefzger. Partons seulement trois ans en arrière : ils se rencontrent dans un bar parisien où une complicité musicale s’installe immédiatement entre eux. Mais elle vit à Paris, lui à Berlin. Le temps passe, les chansons prennent vie au gré des voyages pour se retrouver et des échanges par mail pour partager les idées naissantes.

C’est donc un parcours sinueux que traversent les deux acolytes pour concevoir leur album plus ou moins à distance, qu’ils baptiseront naturellement “Serpentine“. Une voix magnifique, beaucoup de banjo et de guitare… l’opus lie world, folk et pop. Au final, on n’a pas tellement envie de le définir car à l’image de la collaboration sans frontière, il mélange les genres et les langues sans se fixer et c’est cela qui fait son charme. Leur musique coule toute seule dans nos oreilles.

Vous avez peut-être eu l’occasion d’entendre leur single “To The Bone” qui a tout pour connaître le succès. C’est ce titre qui m’a fait découvrir le duo, lorsque je suis tombée au hasard sur cette vidéo :

Bright Star de Jane Campion

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“A think of beauty is a joy for ever”, John Keats.

Ne pas être au bord des choses, mais dedans. S’y dissoudre au point d’en retirer ce qui nous pousse à créer et vivre au-delà de biens des frontières : maladie, deuil, séparation, privilèges de la fortune… Rien n’est moins sûr qu’un éclat de temps attrapé, la façon dont il nous émeut, dont on le transmet aux autres afin qu’il perdure.

Tel est l’engagement de la poésie romantique, que Jane Campion a très bien su « ressentir » à travers son propre objet. Son film s’installe dans les choses, êtres, nature, mots. La caméra n’est jamais prisonnière de la distance qu’imposent la reconstitution d’une époque et les enjeux d’un scénario.

Le milieu artistique, les coutumes et les costumes, tout n’est qu’effleurement, tableau romantique pour petit à petit pénétrer – avec regard, touché et cœur délicats – là où le poète est en accord avec ses sens.

Le duo formé par John Keats et Fanny Brawn est une véritable exploration de l’amour. Rien des formes balisées de la passion physique. Juste équilibre entre cachoteries torturées et séparations dramatisées. Tout comme Keats, qui prend le partie de glorifier l’automne quand ses contemporains se désolent à la moindre feuille qui tombe, Jane Campion outrepasse la galanterie prévisible. Elle nous entraîne simplement, gestes après gestes, promenades après promenades, de l’évincement à la fusion amoureuse. Défaits des codes sentimentaux à pister, nous expérimentons ce rapprochement, y adhérons, sans garde-fous. La poésie y aide aussi, beaucoup.

Ces quelques poèmes mis en voix, sans par cœur maîtrisé mais plutôt guidés par le tâtonnement d’un langage, d’un instant partagé, restent l’expérience la plus désespérée et la plus envoûtante que le cinéma ait été donné de « faire entendre ».

Date de sortie : 6 janvier 2010

  • Auteur : Yuna
  • Date : 13/01/2010
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 3

Irma, talent pop/folk afropolitain à suivre de (très) près

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Irma

Irma fait partie de ces jeunes artistes qui ont tout pour réussir : du talent, du charisme, de l’intelligence et du soutien de la part des fans. D’origine camerounaise, elle étudie actuellement le management à Paris. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle manage sacrément bien sa vie parallèle d’artiste ! Du haut de ses vingt-et-un ans, elle s’apprête à sortir son premier album sous le label MyMajorCompany.

Souvenez-vous, il s’agit du célèbre label participatif ayant permis au chanteur Grégoire d’être financé par plusieurs centaines d’internautes convaincus qui avaient enfilé leur costume de producteur pour l’occasion. Si vous faites partie des sceptiques, ne vous laissez pas prendre au piège par cette étiquette ! Irma ne connaît pas le succès par hasard.

Singer/songwriter inspirée, elle diffuse intelligemment (mais sincèrement !) depuis plus de trois ans des vidéos-maison sur sa chaîne Youtube aux 150 000+ vues, suivie par 6 500+ abonnés venant du monde entier. Elle y propose des chansons originales (Letter To The Lord, Everybody, Be Your Guide, Their Truth, etc.) mais aussi des reprises représentatives de ses influences : Ben Harper, KT Tunstall, Regina Spektor, Jackson 5… L’année dernière sur MyMajorCompany.com, ses mises ont atteint le seuil-clé de 70 000 euros en à peine trois jours : c’était le pass pour partir aux US enregistrer ses compositions, d’ores-et-déjà élevées au rang de tubes par son public sous le charme. L’opus est actuellement en phase de mixage ; la sortie est prévue pour avril 2010. Souhaitons à Irma le succès qu’elle mérite…

  • Auteur : Béa
  • Date : 15/12/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

L’aventurier Julian Casablancas

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8 chansons de 5 minutes suffisent à Julian Casablancas pour se faire un nom après les Strokes. Avec sa voix grave et envoûtante, ce songwriter voyage à travers les genres musicaux : rock, blues, country, electro voire disco, tout cela enrobé d’un énorme talent.

Je dois l’avouer, malgré mon engouement pour les groupes de rock de leur génération, je n’ai jamais été fanatique des Strokes, surtout après les avoir vu en concert aux Eurockéennes de Belfort en 2006. Plat, sans contact avec le public, l’impression d’être sur son canapé en écoutant le CD. Fin 2009, Deezer affiche sur sa page d’accueil l’album Phrazes For The Young, d’un certain Julian Casablancas. C’est son visage qui m’a mis la puce à l’oreille. Comme écouter de la musique n’est jamais une perte de temps, je clique…

Grosse surprise. Une révélation : comme si cet artiste avait voulu sortir un seul et unique album, et ne pas se rater. Comment passer à côté de ses mélodies ? Un début d’album tout droit sorti de l’espace avec les premières secondes de Out of the Blue, pour ensuite voyager dans le passé : synthétiseurs accompagnés de rythmes country. Coups de coeur pour 4 Chords Of The Apocalypse, blues mélancolique inimitable, mais aussi pour l’immersion dans un western avec Ludlow St, et enfin la sublime conclusion de l’album, Tourist.

Ce n’est pas pour rien que j’ai commandé cet album au Père Noël…

Les Découvertes aquitaines du Printemps de Bourges

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Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac

Pour la vingt-sixième fois, le Printemps de Bourges 2010 se fera le tremplin d’artistes locaux grâce à l’organisation des Découvertes du Printemps de Bourges et de la Fnac, grandes auditions musicales par région. Hip-hop, électro, rock-pop et chanson-world : pour cette édition 2010, ce sont près de 4000 dossiers de candidatures qui ont été constitués.

Après examen par un jury, quatre à huit groupes ont été sélectionnés dans chaque région pour jouer en live le temps d’une soirée dans les chefs-lieux correspondants… Trente minutes pour faire ses preuves et  faire partie des grands gagnants, ceux qui auront le privilège de jouer pendant le Printemps de Bourges et d’être soutenus tout au long de l’année.

Ce soir à la Rock School Barbey se déroulent les auditions Aquitaine. L’entrée est gratuite mais sur invitation, à retirer à la Fnac. A partir de 20h30, vous pourrez y découvrir six groupes : 0800, April Shower, George Sound, SAP, Splendor in The Grass & The Automators. Qui rejoindra la liste des célèbres Découvertes Cocoon, Anaïs, Chinese Man, Gojira, Nosfell, Siméo, les Têtes Raides, Zebda, Jeanne Cherhal, Amélie les Crayons ou Hocus Pocus ?

Mary and Max, film d’animation d’Adam Elliot

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Pixar en figure de proue, la qualité des films d’animation n’est plus à prouver. Certains se sont agréablement distingués par leur finesse visuelle, préférant à la parole le langage des images, car la matière s’y prête largement : de distorsions en univers bric-broc, de personnages ciselés au gadget près, le film d’animation fonctionne comme une réaction en chaîne où il suffit de s’appesantir sur une seule de ses désarticulations afin que jaillisse le moindre petit boulon d’évènement.

Wall E, summum de l’écurie Lasseter où plus proche de nous, Sylvain Chomet et son sens muet de la répartie, qu’elle soit en 3D, dessin naïf ou patte à modeler, l’animation gagne à ne pas forcer sur ses répliques. Mais le tour de main du cinéma, c’est aussi de montrer que l’on peut être très bavard sans dire un mot. Et il aura fallu qu’une patte à modeler australienne nous le rappelle, à juste titre, composant sa fresque animée autour de deux loosers qui entretiennent une relation épistolaire relayée par les voix off de Toni Collette, Philip Seymour Hoffman et Barry Humphries en tant que narrateur.

L’univers sonore – vocal et musical précisons – est un atout maître lorsqu’il s’agit de contrepointer la gravité et jouer si fin, comme c’est le cas ici, avec les dépressifs de ce monde où les rires sont des grimaces et où les angoisses n’ont jamais été aussi bien ouvragées que chez Mary and Max. Mention spéciale de ce fait au compositeur, dont le refrain pianoté nous tire du puits où l’on s’étouffait avec les personnages, et relance l’offensive optimiste jusqu’au céleste dénouement.

Woodstock, 40 ans après

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Hommage à CCR

Ma journée d’hier fut totalement improvisée mais fut l’occasion de célébrer, du début à la fin, le quarantenaire du festival de Woodstock, Woodstock Music and Art Fair.

Taking Woodstock

A l’instar du film-documentaire éponyme (Wadleigh & Scorsese - 1970), Taking Woodstock (Lee - 2009) retrace la folle aventure du célèbre festival hippie qui a rassemblé, à la mi-août 1969, près de 500 000 personnes dans des champs situés à une cinquantaine de kilomètres de Woodstock, pour trois jours “de paix et de musique”.

Mise à part la découverte de l’envers du décor, le film m’a laissé une impression de pas assez. Pour moi, cette “comédie contemplative” (Libération) n’a pas su approfondir les différentes pistes qu’elle a esquissées tout du long : la personnalité intéressante d’Elliot Landy, la relation tumultueuse qu’il a avec ses parents, le personnage intrigant de Michael Lang, le déroulement des concerts et l’impression des artistes dans cette ambiance hippie… sont autant de points qu’il me semblerait important de creuser, ou au contraire de ne pas aborder du tout pour ne pas perturber ce qui a été agréable à découvrir : l’organisation puis les allusions aux anecdotes de l’événement (l’annulation de Bob Dylan, le temps orageux et les installations électrifiées) ou bien le contexte historique (la peur autour du mouvement hippie, l’omniprésence des policiers, la guerre du Viêt Nam) par exemple.

Hommage à Creedence Clearwater Revival

Le Sunset, boîte de jazz située près des Halles, a consacré une soirée au festival en rendant hommage à Creedence Clearwater Revival. Ce groupe de rock avait joué à Woodstock le samedi devant des centaines de milliers de jeunes. Au micro 40 ans après et à Paris, Siméo. Une heure et quart pendant laquelle il joue en acoustique des reprises de CCR façon-Neil-Young-parce-que-Fogerty-a-une-voix-inchantable-et-que-Young-est-mon-maître, des reprises de Neil Young directement (parce que Crosby, Stills, Nash & Young) et des chansons de son répertoire (son troisième album sort dans quelques semaines).

Excellent moment dans la cave du Sunset/Sunside, simple, drôle et intime.

  • Auteur : Yuna
  • Date : 17/09/2009
  • Rubrique : Musique
  • Commentaires : 1

En attendant… le dernier album de Volo

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Volo - En attendant

Il est sorti lundi. Sur la pochette en noir et blanc, du sable, deux barbes de trois jours, des mèches de cheveux dans le vent, le sourire timide de l’un et le regard fuyant de l’autre : les frères Volovitch sont de retour.

En attendant, le troisième album studio du groupe, comprend treize chansons (enfin quatorze, mais chut !) avec les deux frères au chant et aux guitares nylon, mais également d’autres musiciens aux claviers, aux guitares et à la contrebasse. Les pistes sont signées chacune à leur tour Frédéric ou Olivier Volovitch, la playlist est minutieusement travaillée. En effet, même si le jeu et le chant se font à deux, Volo, ce sont deux entités à part entière, qui signent l’écriture et la composition de leurs morceaux et qu’il faut ainsi justement distinguer.

Déclarations d’amour maladroites (Pas de requiem, Tu connais, Couples, Un p’tit peu), dénonciations politico-économiques (Réguler, A priori, Il paraît) ou les deux (La rupture), textes d’hume/our regorgeant de cynisme (La mienne !) ou de nostalgie (Dimanche, Évidence, J’ai r’trouvé, Une ballade), les Volo sont fidèles à eux-mêmes : mêmes inspirations, mêmes voix, mêmes cordes, mêmes mélodies… mais les guitares s’électrisent, le rythme s’accélère et les couplets s’affûtent. Les mots se suivent et ne se ressemblent pas, ils s’enchaînent, se complètent, s’entrechoquent et sont la force des Volo qui les manipulent avec humour et conviction.

Volo est en tournée française et passera par Paris le 29 septembre à la Maroquinerie d’ores-et-déjà complète, alors, en attendant…

Festival Silhouette : du 29 août au 6 septembre

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En marge du clinquant de Paris Cinéma qui ratisse tous les sponsors à mannes juteuses, il existe un festival parisien à teneur tout autre.

Aux Buttes Chaumont et à la Bellevilloise, le Festival Silhouette, qui conjugue rétrospectives, compétitions de courts-métrages audacieux, ateliers jeunes publics, concerts et parcours de cinéma originaux, propose, pour sa huitième édition, davantage de nouveautés.

La compétition internationale débute samedi 29 août, avec entre autre le court-métrage Le feu, le sang, les étoiles de Caroline Deruas, compagne du cinéaste Philippe Garrel. Louis Garrel fils, concourra lui pour Mes Copains projeté le dimanche 30 août. A ce propos, apport critique jusque-là inédit, le journal Stardust Memories chronique cette année les courts en compétitions.

Donc, ne passez pas à côté d’un festival, qui, malgré la fragilité de ses soutiens, a le mérite d’avoir chaque année un appui public incontestable.

Rendez-vous sur leur site pour plus amples renseignements.

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